7 critères indispensables pour une plateforme vidéo de qualité

Au-delà des apparences marketing, découvrez comment vous assurer que votre solution vidéo ne prendra pas l’eau.

Bien d’autres sujets comme l’intelligence artificielle, le big data, le cloud font l’actualité brûlante de la vidéo en ligne, activité parmi les plus dynamiques avec 25% de croissance annuelle : un des bastions de la croissance digitale. Mais au cours de cet été, plutôt que propulsé vers l’actualité des nouvelles technologies, à l’occasion de la migration d’un client qui venait de changer de prestataire, j’ai été brutalement projeté en pleine préhistoire.

Alors que je pensais connaître mon marché, j’ai appris à mes dépends qu’en 2018 les promesses des éditeurs logiciels ne seraient parfois qu’une façade, un décor de théâtre…

… La migration, sujet pourtant basique lorsque bien préparé, ne devait prendre que deux jours. Mais elle dura treize jours, avec des travaux dignes de la reconstruction d’un grand blessé de la route …

Rien ne collait : l’éditeur ne disposait pas de plan de migration, pas de plan d’architecture de données, pas d’intégrité de données, pas de processus de transfert en masse…

J’avais l’impression d’avoir été happé par une machine spatiotemporelle qui me ramenait au temps de dinosaures, en plein embrasement de la Pangée.

Des fichiers transmis hachés, corrompus, décrits incomplètement. Au-delà de ces incohérences, la plupart des fichiers comportaient des caractères interdits, des fautes de nomenclature, des erreurs d’extension et des noms de plus de 256 caractères : toutes les conditions réunies pour échouer à l’examen de passage d’un BTS informatique !

Le premier travail fut, à l’instar de Champollion, le décryptage de fragments, d’un vague fichier CSV qui promettait l’abondance, mais contenait des chaines de données agrégées sans rigueur, ce qui nécessita des recherches dignes de Sherlock Holmes.

Cet éditeur ne me laissait pas supposer découverte si flagrante : une migration en enfer où les meilleurs missionnaires numériques pourraient perdre foi et raison.

C’est là qu’est venue l’idée de cet article : comment éviter un tel naufrage, détecter les signes visibles à la lumière de l’autopsie de cette migration, pas comme les autres…

7 points pour choisir votre plateforme vidéo

Un marin dirait : « 6 points pour choisir le bateau où vous embarquez ».

Voici quelques bonnes pratiques que les acheteurs d’une plateforme vidéo se devraient de connaître pour s’assurer que les propos de surface ne leur feront pas toucher le fond…

Vous n’êtes pas technicien ? Demandez que l’on vérifie pour vous et vous serez certain que le navire amiral qui diffuse vos vidéos ne deviendra pas une galère.

1. Vérifier la confidentialité des médias

Parlons navigateur : les pages affichées sur votre écran contiennent-elles en clair le chemin de la vidéo (MP4) que vous lisez ? Si oui, c’est un trou de sécurité qui exposera vos vidéos à être lues sur des sites externes sans que vous ne puissiez rien contrôler.

Pour le savoir, c’est simple : affichez des pages vidéo du prestataire et lisez les sources. Si vous y trouvez un lien vidéo (la vidéo est lisible en utilisant le lien), fuyez : cette pratique amateure expose vos données inutilement à un risque de piratage.

2. Vérifier la disponibilité d’hébergement

Le commercial vous garantit une disponibilité de 99.99% (ou un peu moins), vérifiez-le. Une promesse n’engage que ceux qui l’écoute … En cas d’indisponibilité votre logiciel de gestion vidéo sera aux abonnés absents et vos vidéos sur Mars ou Pluton.

Pour le savoir, des sites et services professionnels vous donneront la réponse en un clic. Si une différence apparait, vous saurez qu’il est très probable que vos vidéos ne seront parfois pas lisibles, mais surtout qu’on vous a menti (et c’est mauvais signe).

3. Vérifier les bases

Quel délai de réponse des serveurs web et bases de données ? Quelle technologie de bases de données ? Quel temps d’exécution des bases de données ?

La réponse à ces questions fera de votre solution un âne bâté ou une fusée, choisissez…

Les technos de big data sont passées par là : les anciennes technologies (SQL, Mongodb) sont désormais sous performantes : il faut les éviter sauf si vous n’êtes pas pressé et que vous acceptez des temps de latence, ce qui serait étonnant !

Il y a aussi l’écueil de la base elle-même, dans le doute, demandez le descriptif des tables de données … Si les tables semblent incomplètes, qu’elles imbriquent plusieurs données dans un champ, qu’elles n’ont pas un identifiant unique par vidéo (UID) : fuyez, c’est le signe d’une architecture de données instable ou incomplète (un bidule).

4. Vérifier le responsive design

On vous parle de responsive design : posez et observez quelques points…

Demandez qu’on précise les écrans (ordinateur, tablette, mobile) et l’affichage pour chaque écran. Des solutions ne font pas entièrement le job : autant savoir ce que vous achetez car aujourd’hui la consultation vidéo est de 40% pour les desktops et 60% pour le mobile (tablette 20%, smartphone 80%).

Demandez aussi à voir fonctionner en horizontal puis vertical la vidéo en cours de lecture, sur un portable. Si le résultat est moyen, il causera une expérience utilisateur déceptive. Regardez les fonctions d’indexation média (texte images), parfois la vidéo est cachée ou très réduite, c’est une expérience utilisateur médiocre.

La réponse à ces questions fera couler ou décoller vos diffusions. L’engagement des internautes dépend du responsive design.

5. Vérifier la procédure d’intervention et de rétablissement

En combien de temps un problème serait-il pris en charge ? 30 mn, bien mais comment ? Faut-il attendre 5 ou 10 mn pour que les techniciens interviennent après l’appel, quel outil de suivi accessible ?

Et quel délai de rétablissement effectif ? Sur quels services (web, vidéo, base de données, logiciel de gestion…) ? Avec quelle garantie, quel détail des pannes sévères, moyennes, basses ? Quels détails et garanties pour le plan de reprise d’activité ? Quel plan qualité ?

Voici les questions à poser et n’oubliez surtout pas d’exiger un service de diffusion vidéo de niveau mondial (guère plus couteux) et un dispositif de permanence sur le web de vos pages et vidéos (avec les procédés de récurrence des serveurs, de la sécurité, des réplications de données, du support) et une hotline téléphonique dans votre langue avec un interlocuteur dédié.

6. Vérifier la capacité d’innovation

Une société qui travaille avec 3 ou 5 développeurs est juste capable de produire pour ses clients. Elle a souvent une dette technique importante (problèmes mal résolus) et n’a pas le temps pour innover et intégrer par elle-même les technologies de cloud et de big data.

Dans certains cas (mon autopsie) peuvent se cacher des failles importantes. Visiblement la taille d’une équipe de R&D peut avoir un impact sur la qualité.

7. Vérifier la sécurité

Désolé, mais ce point prendrait la place d’un article entier… il est préférable que vous puissiez voyager léger avant d’embarquer : « bon vent et bonne pêche ! »

Et un dernier conseil avant d’embarquer : merci de vérifier le plan de migration…

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