OpenSocial est là… et pour longtemps

LinkedIn, Yahoo!, Viadeo... La bibliothèque d'API de Google permet de développer des sites et applications Web reposant sur les réseaux sociaux.

Qu’est-ce qu’OpenSocial ? Pour ceux qui n'auraient pas encore entendu ce terme, OpenSocial définit un nouveau standard assurant l’interopérabilité entre les applications pour les différents réseaux sociaux ou sites Web qui le supportent. Parmi les nombreuses d'entreprises qui soutiennent cette initiative, nous pouvons citer Google, Yahoo!, LinkedIn ou MySpace.

OpenSocial, basé sur HTML et JavaScript, inclut quatre APIs pour développer des applications pour des réseaux sociaux
avec le framework de développement de gadgets de Google. Chacune de ces quatre APIs est dédiée à un aspect différent : la première est l'API JavaScript générique, la deuxième sert à accéder à des informations sur des personnes de son entourage, la troisième donne accès aux activités de personnes et d'amis, et la quatrième gère la persistance des données.
 
Nul besoin d'apprendre un complément ou un langage de marquage, parce qu'OpenSocial n'utilise que JavaScript, HTML et XML. Cela ne signifie pas pour autant qu'on ne puisse pas utiliser d'autres technologies, comme, par exemple, Flash. Il convient également de se demander si les applications d'OpenSocial peuvent interagir avec d'autres sites Web... La réponse est oui, en utilisant des protocoles Web standard. Certains se demanderont s'il est possible d'utiliser d'autres bibliothèques JavaScript, et la réponse est affirmative pour toutes (Dojo, Prototype, JQuery, GWT, etc.) ! Pour finir : quels langages peut-on utiliser sur le serveur ? Comme on pouvait déjà le supposer, la réponse est : tous ! (PHP, Java, etc.).
 
Après avoir brièvement commenté les extraordinaires caractéristiques techniques qui étayent OpenSocial, certains auront déjà pensé que les portlets avec lesquels on définit quelques sites Web pourraient parfois être remplacés par des gadgets. Cette question revient actuellement de manière récurrente sur le marché. D'une part, des doutes subsistent sur l'interopérabilité des portlets, malgré les initiatives prises pour sa standardisation, conformément aux spécifications JSR168 et JSR286, qui leur permet d'interagir entre différents serveurs éloignés, y compris en fonctionnant sur différents serveurs d'applications. Et d'autre part, il est plus facile de développer des gadgets basés sur OpenSocial que des portlets. Certains fabricants, comme IBM, offrent même un portlet qui permet d'intégrer des gadgets de Google, ce qui fait que les deux technologies coexistent actuellement. Reste à savoir qui survivra. La réponse sera donnée par le Marché.
 
Finalement, quelle utilité peut avoir OpenSocial et les gadgets pour une entreprise ? La réponse, c'est la PERSONNALISATION.
 
Les entreprises cherchent davantage de façons d'attirer des visiteurs sur leurs sites Web, et à générer du business online. La personnalisation devient une important composante de la gestion de l'expérience Web.
 
L'idée qui soutient la personnalisation est claire : au lieu d'avoir un site Web identique pour tous les visiteurs, on offre à chaque visiteur une version unique du site au plus près de ses intérêts et ses préférences. Ainsi, l'utilisateur restera davantage de temps sur le site, y retournera plus fréquemment et sera plus réceptif à faire des affaires avec votre entreprise.
 
Les gadgets sont en train de devenir très populaires en tant qu'outils de personnalisation. En habilitant la "fonction gadgets" dans votre site Web, vous réservez à chaque visiteur un espace personnel, où ils pourront rapidement construire leurs pages personnelles en combinant quelques gadgets. Chaque gadget donne accès à une source d'information ou à une application différentes. Par exemple, l'un donnera des nouvelles financières, un autre les prévisions météorologiques, un autre -grâce à l'intégration transparente que permet OpenSocial- indiquera les entrées de votre groupe favori dans LinkedIn, un autre offrira un calculateur de crédit, etc. Votre entreprise fournira certains de ces gadgets, mais la plupart sera fournie par des tiers. Ces pages personnelles crées par les visiteurs deviennent des "mashups" de contenu et des applications sociales de différentes sources.
 
De même, les gadgets développés par votre entreprise peuvent être publiés dans des référentiels de gadgets publics, comme iGoogle. Ainsi, les utilisateurs consommant ces gadgets comme une partie de leur Dashboard personnel redirigeront du trafic vers le site Web de votre entreprise. C'est pourquoi les occasions de générer des affaires augmentent exponentiellement.

Les gadgets à la disposition des utilisateurs doivent être contrôlés
 
Cette approche a-t-elle un sens dans un environnement d'entreprise ? Oui, définitivement, mais avec une réserve : les gadgets à la disposition des utilisateurs doivent être contrôlés. Nous ne voulons pas que nos clients consomment des gadgets de nos concurrents dans la zone personnelle que nous leur avons habilitée.
 
Certaines entreprises ont développé des solutions basées sur le standard OpenSocial et permettant de définir un environnement d'administration pour activer des librairies de gadgets mises à la disposition des utilisateurs dans le site. Ainsi, nous prenons le contrôle des gadgets que nous offrons à nos visiteurs, mais en proposant un environnement de travail personnalisé, où nous pouvons réserver, par exemple, un espace pour montrer du contenu adapté au profil de chaque utilisateur. En outre, si les visiteurs sont enregistrés, ils pourront retrouver leur espace personnel, défini par eux-mêmes avec les composants qu'ils ont choisis, chaque fois qu'ils entrent dans notre site. 

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