Soldes : les ventes en ligne devraient progresser de 15 % + 15 % de ventes par rapport aux soldes d'hiver 2008

A en juger par les intentions d'achat des internautes, recueillies en décembre 2008 à l'occasion d'une étude Benchmark Group (éditeur du Journal du Net), le montant qui sera dépensé sur Internet lors des soldes d'hiver augmentera de 15 % par rapport à la même période l'an dernier. Si la crise n'épargne pas les cyber-consommateurs - leur budget soldes s'inscrit en réduction de 12 % cette année, à 271 euros selon OpinionWay - la croissance viendra de ceux qui n'avaient rien dépensé en ligne pour les soldes d'hiver 2008 mais qui franchiront le pas cette année.

 

La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) précise d'ailleurs que 75 % des cyberacheteurs français ont l'intention de faire les soldes sur Internet, contre 69 % l'an dernier. "D'abord, il y a 3 millions de cyberacheteurs de plus que l'année dernière, explique Marc Lolivier, son délégué général. D'où une croissance naturelle liée à l'arrivée de ces nouveaux acheteurs. En revanche, on ressent les effets de la crise sur le budget moyen." Car si, d'après la Fevad, 60 % des cyberacheteurs déclarent envisager de dépenser autant pendant les soldes que l'an dernier, 27 % prévoient un budget à la baisse et 13 % seulement un budget à la hausse. "Or dans le e-commerce, on est plutôt habitués à des budgets en hausse", s'inquiète-t-il.

 

Marc Lolivier reste donc prudent sur le volume des soldes d'hiver 2009. "Le premier jour des soldes d'hiver 2008, les ventes en ligne étaient de 32 % supérieures à 2007 et 3,5 fois supérieures à un jour moyen. Mais cette année, étant donné les intentions d'achat et les budgets, il sera difficile d'atteindre les mêmes progressions, malgré l'arrivée de nouveaux cyberacheteurs. La baisse du panier moyen ne sera peut-être pas compensée par l'augmentation des volumes."

 

Le délégué général de la Fevad n'exclut toutefois pas que les Français décident de se faire plaisir : "On a vu l'impact des promotions en décembre. De plus, la baisse du panier moyen à Noël correspond à l'achat de beaucoup de cadeaux à petits prix. Autrement dit, les marchands ont en stock des articles plus chers. Avec le niveau de promotion auquel on peut s'attendre, je ne serai pas étonné de voir ces produits davantage vendus qu'à Noël."

 

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