L'Acsel renforce sa compétence e-commerce en s'associant à l'Emota

L'Association de l'économie numérique rejoint le lobby e-commerce bruxellois que la Fevad vient de quitter pour en créer un autre.

L'Association de l'Economie Numérique (Acsel) et l'European Multichannel and Online Trade Association (Emota), lobby bruxellois regroupant des associations e-commerce nationales de 16 Etats membres, annoncent avoir signé un partenariat afin de joindre leur forces dans la promotion du secteur auprès des institutions européennes. Les deux organisations indiquent en particulier désirer œuvrer à la construction d'un marché e-commerce européen sans frontières.


"Nous avons la plus haute considération pour la position de l'Acsel dans l'économie numérique française et pour sa vision européenne dynamique. Ce partenariat va apporter beaucoup de poids à notre travail à Bruxelles", indique dans un communiqué Walter Devenuto, le président de l'Emota, qui vient par ailleurs de mettre en ligne une base de données de statistiques e-commerce mondiales, l'IMR Smart Knowledge Base. Quant au président de l'Acsel Pierre Alzon, il assure qu'"avec ce partenariat, la stratégie [de l'Acsel] en matière d'économie numérique va acquérir une dimension européenne encore plus visible".


Depuis quelques mois, l'Acsel, qui avait un temps laissé à la Fevad (Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance) le soin de défendre et de promouvoir le secteur de la vente en ligne, a remis l'e-commerce au centre de ses préoccupations, publiant notamment l'ouvrage "L'e-commerce transfrontière" en janvier 2012 et lançant une commission et des ateliers dédiés au développement de l'e-commerce en Europe (lire l'article L'Acsel va oeuvrer à développer l'e-commerce transfrontière, du 25/01/2012).


La Fevad avait pour sa part quitté l'Emota l'an dernier, suite à des désaccords intervenus lors des négociations autour de la très contestée directive européenne sur le droit des consommateurs, qui modifie un certain nombre de règles dans la vente à distance : droit de rétractation, obligations précontractuelles, transfert du risque de transport, cases pré-cochées... (lire le dossier Directive e-commerce : ce qui va changer pour les e-commerçants, du 30/06/2012). La Fevad et 7 autres associations e-commerce nationales ont depuis fondé un autre lobby bruxellois, Ecommerce Europe (lire l'article François Momboisse présidera le lobby Ecommerce Europe, du 11/06/2012).


L'Acsel comme la Fevad affirment vouloir renforcer leur présence à Bruxelles afin d'éviter que ne se renouvelle ce type d'épisode, en aidant les institutions européennes à mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux du secteur de la vente en ligne.

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