Comment ShopRunner appâte les déçus de la hausse d'Amazon Prime

Le prix d'Amazon Prime ayant bondi de 25%, ShopRunner déploie offre alléchante et arguments massues pour attirer les clients de son concurrent.

Le rival américain d'Amazon Prime se frotte les mains. Aux Etats-Unis, Amazon vient de faire passer de 79 à 99 dollars le montant de l'abonnement annuel à son programme, qui assure des livraisons sous deux jours illimitées. ShopRunner, qui propose un service identique rassemblant environ 85 grands e-marchands (Nieman Marcus, Toys'R'Us, Blue Nile, Newegg, Domino's...), a donc entrepris de cibler spécifiquement les clients d'Amazon Prime qui rechigneraient à débourser plus. Et il n'y va pas de main morte, leur offrant un an d'abonnement gratuit. Il s'engage en outre à ne pas augmenter son propre tarif, de 79 dollars, lorsque ses nouveaux clients renouvelleront leur abonnement au bout d'un an. Il promet enfin de ne pas les facturer automatiquement, au contraire d'Amazon Prime.

Tout ceci est récapitulé dans un véritable réquisitoire sur son site, agrémenté d'un tableau comparatif des deux programmes. Amazon Prime donne le droit d'emprunter des e-books ? "Mieux vaut soutenir les petits libraires". Amazon Prime inclut une offre de VOD ? "Nous savons tous que Netflix est mieux". Dans la presse ShopRunner enfonce le clou : l'augmentation de 25% du tarif d'Amazon Prime ne serait pas du tout due à la hausse des coûts de transport, mais au fait que le leader de l'e-commerce court derrière Netflix sur le marché du streaming vidéo. "Or personne n'achète Amazon Prime pour ses fantastiques contenus vidéos", ironise dans un communiqué Fiona Dias, directrice stratégique de son heureux concurrent.

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