Yield holistique : ouvrir les enchères pour une meilleure monétisation

Qu’il s’agisse de remédier à l’opacité des prix ou de surmonter les difficultés extrêmes du calcul du retour sur investissement multicanal, une plateforme ouverte offre les moyens de prendre les rênes du processus d’achat publicitaire de bout en bout.

Générer du revenu pour les éditeurs et les régies n’a jamais été aussi complexe qu’aujourd’hui. La croissance ultra-rapide des usages mobiles et la multiplicité des écrans impliquent des problématiques d’expérience utilisateur et de temps de chargement des pages. En parallèle, le bon vieil ordinateur de bureau subit la fronde de ses utilisateurs, munis de leurs bloqueurs de publicités. 

Comme si cela n’était pas suffisant, les modes d’achat se sophistiquent, programmatique en tête et son lot de trackings, de data targeting, de redirects et de cascades de monétisation. Tout ceci sans parler des formats : l’interstitiel mobile ou encore l’inread, qui comptaient parmi les formats tendance il y a encore quelques mois, sont clairement contredits par les réactions des internautes : non à la vidéo qui se lance automatiquement sans contenu vidéo associé, non au format qui couvre le contenu (même temporairement), nous disent-ils d’après une étude de l’IAB US.

Un seul mot d’ordre pour s’en sortir dans ce contexte : l’ouverture

Ouvrir les enchères : le yield holistique. Les éditeurs qui sont passés au header bidding ont directement vu le bénéfice sur la rentabilité de leurs emplacements publicitaires. Plus de cascade de priorisation inflexible, place à la véritable optimisation du revenu.

Audiences et contenus : moins de formats, plus de pertinence

Au bénéfice des internautes et de leur expérience sur les sites, des solutions existent pour valoriser une présence bien intégrée d’une publicité respectueuse : le bon format au bon endroit à la bonne personne : aujourd’hui la data et les technologies permettent de tendre vers cela. Tout cela se traduit par un confort d’usage renforcé et donc un engagement plus fort des internautes sur le site, donc une meilleure rentabilité.

Plateformes ouvertes : le cloisonnement nuit aux marques comme aux médias

Enfin, les plateformes, qu’elles soient ouvertes ou fermées, aident les annonceurs et éditeurs à se mettre au diapason des internautes et de l’écosystème. Ces deux modèles visent à simplifier la stratégie publicitaire d’une marque, mais les avantages opérationnels et financiers d’une plateforme ouverte l’emportent sur ceux d’un environnement cloisonné. Les différences entre les deux sont frappantes ; elles doivent absolument être bien comprises des responsables lorsqu’ils évaluent leurs partenaires technologiques. Dans un secteur aux prises avec des problèmes de transparence et de confiance, les pratiques cachées des sociétés qui s’appuient sur des plateformes fermées ne font qu’allonger la liste des préoccupations concernant l’écosystème publicitaire dans son ensemble.

Face aux incroyables progrès technologiques dont profite le marché et à l’évolution des habitudes d’achat des consommateurs, il est impératif de tenir compte de chaque euro dépensé et de chaque point de contact de manière constructive. Une plateforme ouverte tend à responsabiliser autour des résultats offerts par les fournisseurs de technologie, conduisant les marques et les médias à examiner objectivement leurs succès et leurs lacunes. Qu’il s’agisse de remédier à l’opacité des prix ou de surmonter les difficultés extrêmes du calcul du retour sur investissement multicanal, une plateforme ouverte offre les moyens de prendre les rênes du processus d’achat publicitaire de bout en bout.

Un cercle vertueux : contenu, audience et monétisation

Aujourd’hui, le yield holistique évoque principalement une stratégie d’optimisation de la monétisation publicitaire. En réalité, le yield holistique comprend la mise en place d’une stratégie de création et de distribution des contenus, de fidélisation des audiences et de génération de trafic en complément de la stratégie de monétisation publicitaire. 

Le yield holistique d’un point de vue éditeur peut être représenté par un tryptique contenus, audiences et monétisation afin d’optimiser l’expérience utilisateur. Les trois objectifs principaux sont la génération de trafic en adaptant le contenu aux nouvelles formes de consommation des audiences, la fidélisation de l’audience en proposant une expérience publicitaire intégrée et non-intrusive et l’optimisation du revenu en exploitant les technologies pour optimiser la monétisation de chaque emplacement publicitaire.

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