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INTERVIEW
Cédric Bannel (Latour Capital)
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Pourquoi choisir une méthode de sourcing "solitaire" plutôt que de travailler avec d'autres fonds ? Avez-vous déjà des investissements prévus ?
Nous n'aimons pas les enchères de place. Je trouve qu'elles ne permettent pas de bons échanges avec le management d'une société. Nous souhaitons avoir nos propres deals et en réaliser peu, ce qui ne laisse aucune place à l'échec. Mais nous n'excluons aucune opportunité, raison pour laquelle nous sommes attentifs à tous les secteurs. Quel que soit le domaine d'activité d'une société, le fonds pourrait injecter de l'argent pour lancer, par exemple, des projets liés au web.
A ce jour, nous travaillons à deux futures opérations, mais celles-ci ne sont pas en lien avec Internet. Il s'agit notamment d'un possible investissement dans une société du secteur de l'énergie. Mais ce n'est pas pour demain, car il n'y aura pas de deal avant la fin de l'année.
Après un cursus à l'ENA, Cédric Bannel a travaillé à la Direction du Trésor du Ministère des Finances pour ensuite rejoindre le service de Participation du Trésor où il a notamment participé à l'ouverture du capital de Renault. Il rejoint en 1998 le groupe automobile comme membre du Comité de direction financière et directeur des relations financières. Il quitte la société en 2000 pour fonder le site Internet Caradisiac.com, qu'il finit par céder au groupe Spir. Il rentre ensuite dans le fonds d'investissement 3i à Londres qu'il quitte rapidement pour co-fonder Latour Capital. Cédric Bannel est également écrivain et a publié deux thrillers, "L'homme de Kaboul" et "Le huitième fléau".
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