Le business model de Deezer prend forme


La start-up musicale a-t-elle trouvé son modèle économique ? Elle l'espère et compte transformer 1 utilisateur sur 7 en abonnés payants.

Après le succès d'audience, Deezer cherche désormais le succès économique. La société a ainsi dévoilé jeudi 5 novembre son offre payante sur laquelle elle compte pour changer de dimension et passer d'un chiffre d'affaires de 7,4 millions d'euros à 150 millions d'euros. Concrètement, Deezer propose deux abonnements payants. L'un a 4,99 euros par mois, l'autre à 9,99 euros.

Le premier permet un accès illimité à la base de 4,5 millions de titres, sans publicité, avec une écoute en haute qualité (jusqu'à 320 Kbps). Le second permettra en plus de télécharger ses playlists sur PC ou mobile et de pouvoir ainsi les écouter hors connexion. Un système de DRM les rendra inécoutable une fois l'abonnement arrêté.
Pour télécharger des morceaux et les gérer en local, Deezer lance un logiciel inspiré de Spotify, utilisable sur PC et Mac, ainsi que sur iPhone, iPod, les téléphones équipés d'Android et les Blackberry. Pour les autres utilisateurs, c'est-à-dire les utilisateurs gratuits, de la publicité audio est intégrée entre l'écoute de titres.

Les objectifs de la start-up sont ambitieux. Ses dirigeants s'attendent à ce que 10 à 15 % de ses utilisateurs s'abonnent à l'offre à 4,99 euros par mois, et 2 à 3 % à celle à 9,99 euros. Soit au total 12 à 18 % de ses utilisateurs. Du jamais vu concernant une offre payante.

Si Deezer atteint la fourchette basse de cet objectif, en se basant sur les 6,5 millions de visiteurs uniques qu'a attiré le site rien qu'en France en septembre, la société réaliserait 55,5 millions d'euros en année pleine. De quoi largement la rentabiliser et satisfaire ses actionnaires qui viennent de remettre des fonds dans le service (lire l'article : Deezer a bien levé 6,5 millions d'euros, du 12/10/09). Deezer revendique 11 millions d'utilisateurs dans le monde.

Deezer / DRM