La plate-forme musicale Jamendo cherche un repreneur


La plate-forme musicale n'a pas réussi à boucler une deuxième levée de fonds et serait en discussions avec plusieurs repreneurs potentiels.

Jamendo est à la recherche d'un repreneur. La plate-forme musicale spécialisée dans la distribution d'artistes sous licence libre n'a pas réussi à finaliser un second tour de table auprès de son investisseur historique, Mangrove Capital et d'un nouvel actionnaire. Selon "Electron Libre", la start-up luxembourgeoise aurait dû procéder au licenciement de la quinzaine de salariés qu'elle employait jusqu'à présent. L'entreprise a confirmé sur son forum être en discussions avec plusieurs repreneurs potentiels.

Lancée en février 2005, la plate-forme Jamendo propose aux artistes indépendants de diffuser gratuitement leurs oeuvres sans DRM (sous licence "creative commons"), sur son site et sur les réseaux peer-to-peer (lire Jamendo : une alternative pour la musique en ligne, du 12/12/05). Plus de 150 000 titres sont ainsi diffusés par Jamendo.

La plate-forme propose aux internautes de faire un don pour soutenir les artistes qu'ils apprécient : 90 % de ces dons sont reversés aux musiciens. Le site prélève une commission sur ces dons et se rémunère via de la publicité. Mais ces revenus ne représentent que 6 % de son chiffre d'affaires, selon "01net".

Jamendo a récemment développé une offre BtoB sur laquelle repose son modèle économique. Le principe : vendre aux entreprises (restaurants, hôtels, chaînes de magasins…) une programmation musicale clés en main ou des licences professionnelles pour sonoriser des projets multimédia (longs et courts-métrages, sites Web, etc.). Quick ou Yves Rocher ont par exemple eu recours aux services de la start-up, ainsi que Canal+ pour sa série "Pigalle, la nuit".

Lancée en 2009 cette offre aurait permis à Jamendo de réaliser un chiffre d'affaires mensuel d'environ 100 000 euros. La levée de fonds sur laquelle travaillait l'entreprise devait justement lui permettre de se donner le temps de signer de nouveaux contrats.

CANAL + / Chiffre d'affaires