TF1 est prêt à revendre son site de paris Eurosportbet.com

Le PGD du groupe, Nonce Paolini, juge "instatisfaisants" les résultats du site et se dit prêt à examiner des propositions de rachat.

TF1 est disposé à examiner une offre de rachat de son site de paris sportifs et hippiques Eurosportbet.com, a annoncé le 14 janvier sur LCI son PDG Nonce Paolini : "Aujourd'hui, Eurosportbet a des résultats qui ne sont pas ridicules en terme de clientèle et notamment dans le poker (mais) sur le plan économique ce n'est pas satisfaisant. (...) Si on a une offre de rachat, on va regarder, il faut être pragmatique."

 

Un retrait étonnant alors que ses sites placent TF1 à la neuvième place du classement des audiences du Web français, ce qui est un luxe pour un site de paris qui peut ainsi recevoir sans effort un trafic massif. En outre, Eurosportbet bénéficie de l'audience très qualifiée de la chaîne TV Eurosport, filiale du groupe TF1.

 

Nonce Paolini explique cet échec par une "réglementation qui n'est pas favorable et une fiscalité est très lourde, la plus lourde d'Europe". C'est d'ailleurs sur un constat similaire que Canal Plus avait décidé en octobre 2010 d'abandonner son projet de site de paris en ligne, qui avait pourtant obtenu l'agrément de l'Arjel. Les actionnaires de Canalwin.fr s'étaient dit déçus par le marché français.

 

Nicolas Béraud, président de BetClic Everest Group, explique ainsi dans le prochain numéro d'IGA Magazine que son groupe, qui opère EverestPoker.com, BetClic.com, Bet-at-home.com et Expekt.com, perd de l'argent en France. "La France s'est engagée sur la voie de la régulation avec des conditions d'accès au marché très contraignantes qui pénalisent les opérateurs privés. (...) Aujourd'hui, les personnes qui connaissent le secteur constatent toutes que le business modèle ne fonctionne pas, il n'est pas possible de développer l'activité dans les conditions actuelles avec notamment une taxation sur 50 à 60 % des revenus."

 

Nicolas Béraud ajoute que le marché illégal est aujourd'hui en plein essor, "car les joueurs français ne bénéficient pas des mêmes conditions de jeux que les autres joueurs européens et sont de plus en plus tentés à pratiquer leurs loisirs sur des sites plus rémunérateurs, plus compétitifs avec une offre élargie."

Rachat / Tf1