Télécoms : Pourquoi pas une fusion en 2015, selon le PDG d'Orange

Stéphane Richard a assuré qu'une consolidation des télécoms n'est pas exclue. En cause : la guerre des prix qui rogne sur les marges des opérateurs français.

Stéphane Richard, PDG d'Orange, a profité de la présentation de ses vœux à la presse pour donner sa vision du futur du secteur des télécoms français... Et n'a pas hésité à annoncer une probable consolidation des opérateurs. "Il ne faut pas croire ceux qui disent que la situation est durable, qu'ils peuvent continuer à agir seuls. Même si certains sont contre la consolidation et pour la guerre des prix", a-t-il déclaré.

Selon lui, seule une consolidation pourra remédier à la guerre des prix que se livrent les quatre opérateurs français, qui rogne leurs résultats et leurs marges tout en bridant leur capacités à investir dans de meilleurs infrastructures. "Le niveau de marges des opérateurs français est à la limite, voire pour certains inférieure aux standards européens du secteur", a-t-il continué. La marge d'Orange en France est selon lui "de cinq à dix points inférieurs à celui des autres opérateurs historiques européens, sur leur marché d'origine, comme Telefonica en Espagne, Deutsche Telekom en Allemagne....".

Orange mal placé en termes de concurrence

Ainsi, selon Stéphane Richard, "personne ne peut démontrer que le marché est durable à quatre. Mais il est viable à trois". Il ajoute même qu'Orange pourrait prendre part à la consolidation... Sans pour autant la mener : "Nous sommes prêts à participer à une opération de ce type, mais nous n'en serons pas le fer de lance. On est les plus mal placés, en termes de concurrence. C'est difficile à faire accepter par l'Autorité de la concurrence et par Bruxelles."

Orange / Stéphane Richard