Le business des guides gastronomiques Les ventes baissent année après année

les guides se vendent moins bien que par le passé.
Les guides se vendent moins bien que par le passé. © Thinkstock / Digital Vision /  Nick White

La sortie du guide rouge de Michelin ou du Gault et Millau a beau faire l'objet d'intenses campagnes médiatiques, les ventes des guides gastronomiques ne cessent de s'affaisser. En 1996, le guide Michelin, de loin le numéro 1 français de cette niche éditoriale, se vendait à 500 000 exemplaires. Jean-Luc Naret, le directeur du guide revendique d'en écouler désormais "380 000". Mais les spécialistes de l'édition ne sont pas vraiment du même avis. Livre Hebdo, dans son classement annuel des meilleures ventes estiment de livre, estime plutôt le total à 139 000 exemplaires. Pire, si en 2009, le célébrissime guide Michelin prenait encore la tête des ventes de livre la semaine de sa sortie, cette année il a dû se contenter d'une 8e place.

Mais ce n'est pas beaucoup plus réjouissant pour la concurrence. Loin derrière le Michelin, les autres guides ont aussi perdu de leur superbe. Le Gault et Millau plafonne à 70 000 exemplaires et le Bottin Gourmand est tombé à 25 000 ventes de l'aveu même des éditeurs. Et même si chaque année apporte son lot de nouveaux guides, difficile de se faire une place au soleil. La plupart des guides vivotent comme ils peuvent à l'instar du Champérard, 10 000 ventes en librairie par an mais tiré à 150 000 exemplaires.

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