Gaz de schiste : eldorado énergétique ou fléau écologique ? Le potentiel français encore à découvrir

Le potentiel français en matière de gaz de schiste est encore inconnu. Mais "la géologie des différents bassins sédimentaires semble plutôt favorable à son développement", selon Roland Vially, expert à l'Institut français du pétrole.

Pour en avoir le cœur net, le ministère de l'Ecologie a délivré en mars 2010 trois permis d'exploration dans le sud-est (voir la carte) à Total (zone de Montélimar), GDF Suez associé à l'américain Schuepbach Energy (Nant et Villeneuve de Berg). Au total, la zone couvre 9 672 km².

carte des titres miniers accordés par le gouvernement pour l'exploration des gaz
Carte des titres miniers accordés par le gouvernement pour l'exploration des gaz de schiste dans le sud-est. © Journal du Net

Dans un document interne révélé par le quotidien Les Echos, Total se montre extrêmement enthousiaste pour sa zone de Montélimar. La proximité d'infrastructures gazières exploitables permettrait "un développement et une commercialisation rapide" selon le groupe, qui souligne au passage que la fiscalité française sur ces activités est l'une "des plus faibles au monde".

L'huile de schiste dans le bassin parisien

Dans le bassin parisien, c'est l'huile de schiste qui intéresse les compagnies. Toreador, qui exploite déjà depuis 1958 le pétrole en Ile-de-France, a obtenu un permis d'exploration pour une zone de 6 700 km² autour de Château-Thierry (Aisne).

Selon la compagnie, les roches du bassin parisien contiendraient l'équivalent de 65 milliards de barils de pétrole, soit autant que les réserves prouvées de l'Amérique du Nord ! Il faudra attendre un an pour déterminer si la couche de schiste est exploitable, mais la compagnie n'a pas attendu les résultats pour s'introduire en bourse à Paris le 17 décembre 2010.

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