Les fusions-acquisitions devraient connaître un renouveau en 2012

Si le marché étatsunien témoigne d'une relative confiance envers les autorités fédérales pour qu'elles prennent leurs responsabilités, l'incertitude reste forte en ce qui concerne l'Europe et l'avenir de la monnaie unique. Les entreprises sont dans l’expectative.

En Europe, novembre 2011 a été un mois calme en termes d’annonces de transactions, avec uniquement des deals de petite taille.
De l’autre côté de l’Atlantique, la reprise de l’activité de fusions-acquisitions (M&A) depuis août/septembre 2011 a été confirmée et les commissions générées cette année par l’activité globale de M&A devraient excéder celles de 2010 et la progression se poursuivre en 2012.
Ceci tient au fait que les fondamentaux d’une activité forte de M&A sont toujours présents, notamment les montants de cash énormes dans les bilans des grandes entreprises (estimé à 1000 mds USD pour les entreprises du S&P 500). Investir soit dans le but de générer de la croissance, soit pour renforcer et rendre plus efficaces les structures de production, soit pour générer des économies de coûts peut à juste titre apparaître comme un moyen efficace d’utiliser le cash et se renforcer dans un environnement macro économique difficile. En dépit des problèmes macroéconomiques et des mouvements de marchés qu’ils provoquent, l’activité devrait être amenée à croître dans les prochains mois.
D’un côté, les USA sont face à d’importantes difficultés et barrières à surmonter. Il convient de noter que malgré cette situation, les obligations d’Etat à 10 ans affichent un taux bien inférieur à 2%.
Les marchés montrent leur confiance dans la capacité des politiques à prendre finalement leurs responsabilités et mettre en place les mesures de résolution ordonnée de ce problème d’endettement.
De l’autre côté, en ce qui concerne l’Europe, l’immédiateté du problème est là très évidente. Et comme la vraie et unique question concerne l’existence même de l’euro, il y a, à ce stade, un certain niveau d’incertitude sur les mouvements macroéconomiques.
En fait, les entreprises espèrent et s’attendent à avoir prochainement une idée beaucoup plus précise de leur environnement économique. Si cela est effectivement le cas, nous pourrions fort bien assister à une reprise de l’activité européenne de M&A.

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