Comment agir pour une redynamisation du fret français

La situation du fret ferroviaire français s’est fortement dégradée en 30 ans. Pour pallier cette situation il faudra associer des solutions sur la conception des wagons et sur la fluidification du trafic. C’est à ces conditions que le fret reprendra des parts de marché sur la route.

La création de l’Institut de Recherche Technologique Railenium montre certes une volonté à la fois politique et technologique de redonner un meilleur avenir au ferroviaire.

Quand les chargeurs préfèrent la route…
Le fret ferroviaire remplit de moins en moins son rôle d’alternative au transport des marchandises par la route. Pour 75 MT Km transportés dans les années 80, on en est à un peu plus de 30 MT Km aujourd’hui. Avec une tarification au km qui incite les chargeurs à préférer la route au rail, la situation ne va pas s’arranger, d’autant que depuis 1er janvier 2013, la généralisation de l’autorisation sur les routes des poids lourds de 44 tonnes est effective.
La situation nécessite que soit optimisée la gestion globale des trains et qu’en soit facilitée la constitution logistique pour aller d’un « hub ferroviaire A «  vers un « hub ferroviaire  B».  La réponse est contenue pour grande part dans le développement de logiciels de modélisations/simulations dont nous pensons qu’ils permettraient d’assurer des trains de fret partant à l’heure, arrivant à l’heure, avec, sur chaque « terminal » une flexibilité, une offre logistique très améliorée en regard de la situation actuelle…une véritable fluidification du trafic.

Dès lors, grâce au concours de ces outils d’aide à la décision, les trains de fret « récupéreraient » de facto le droit de rouler autant que les autres – rappelons que les trains de passagers sont prioritaires dans l’affectation des sillons - surtout en situation d’incident, les simulations multipliant les possibilités et les alternatives. Et c’est ainsi qu’il sera possible de reprendre du trafic aux camions. Sinon nous continuerons à voir la part du fret ferroviaire se contracter parce que le chargeur trouvera plus simple, plus sûr d’arriver à l’heure en confiant ses marchandises à la route…
Ces logiciels de modélisation/simulation sont autant de « briques » dont certaines existent déjà et qui doivent s’ajuster les unes aux autres pour construire un autre demain du système ferroviaire, sans comparaison de performance avec l’actuel mais toujours aussi respectueux de sécurité et d’environnement.

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