Spendesk, le dernier-né du studio eFounders, repense les dépenses en entreprises

Après deux mois en version béta avec 50 clients, dont Deezer, et 450 utilisateurs, Spendesk lance officiellement son application btob.

Le start-up studio eFounders dévoile officiellement son dernier-né, Spendesk. Lancée il y a deux mois en version béta, l'application veut "repenser la manière dont les entreprises gèrent leurs paiements par carte", explique son CEO, Rodolphe Ardant. L'entreprise cliente transfère son argent vers son compte Spendesk pour l'approvisionner puis invite des membres –ses salariés- sur l'application en appliquant à chacun une politique de dépenses. "Selon le membre, la confirmation du paiement peut être automatique ou bien passer par des étapes de validation au-delà d'un certain montant."

Rodolphe Ardant, CEO de Spendesk © Spendesk

Pour les achats en ligne, une carte virtuelle est générée et une fois l'achat passé, le salarié reçoit une notification pour lui demander d'ajouter la facture sur Spendesk. Pour les achats physiques, Spendesk teste des cartes bancaires auxquelles la direction attribue des budgets (par exemple, 200 euros par mois). Dès qu'un achat est passé, le salarié reçoit une notification et ajoute la photo de la facture. Les cartes sont résiliables en un clic et le plafond est modifiable en temps réel.

"Avec Spendesk, les DAF et comptables savent exactement qui a dépensé quoi, dans quel contexte et disposent de toutes les factures", explique le CEO.

Déployé chez eFounders puis dans 50 entreprises pilotes en gratuit, l'application va passer en version payante dans les jours à venir, avec un modèle Saas en fonction du nombre d'utilisateurs (de 50 euros par mois pour trois utilisateurs à 300 euros par mois pour 35 utilisateurs, avec des tarifs négociés au-delà). Parmi les clients tests, AB Tasty, Deezer, Drivy, iAdvize, ou encore JobTeaser.

Objectif : 1 500 clients dans un an

"Nous visons 1 500 clients d'ici 12 mois, explique Rodolphe Ardant. Le but est de grossir suffisamment notre audience pour pouvoir lever des fonds d'ici la fin de l'année et prendre le marché." Objectif : "un seed de deux à quatre millions d'euros auprès de VC européens".

En attendant, Spendesk se repose sur les fonds d'eFounders, qui investit dans chacune de ses protégées 400 000 à 1,  million d'euros. "Je ne peux pas dire combien exactement le studio va injecter dans Spendesk, mais on pourra donc aller jusqu'à 1,2 million avant notre prochaine levée."

Spendesk, créé il y a moins d'un an, compte six collaborateurs et en recrutera trois de plus dans les prochains mois. Objectif : se déployer rapidement en France puis en Allemagne, Espagne et Italie, avant de s'attaquer au reste de l'Europe.

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