Les marques parlent aux lecteurs du JDN - en savoir plus ?

Avec #SimplifierLaVie, La Poste concrétise sa mutation numérique

En s'appuyant sur son réseau de postiers et les nouveaux outils digitaux, La Poste propose désormais des services de proximité destinés à "simplifier la vie" de ses clients. Une campagne publicitaire illustre aujourd'hui les récentes mutations du groupe qui donne priorité au service à la demande, personnalisé et en temps réel.

Nous avons tous vu les récents spots publicitaires de La Poste, où des Français de tous âges, jeunes et seniors, hommes et femmes, dansent sur une musique pop et entraînante. Les spots se terminent par un slogan explicite : "simplifier la vie". "User first !", semble dire La Poste avec cette nouvelle campagne (TV mais aussi print et digital). Le groupe ne met pas en avant son réseau logistique ou son infrastructure technique mais tout bonnement l'"expérience des utilisateurs",  dont la vie a été simplifiée par les nouveaux services offerts par La Poste.

Objectif de cette campagne : montrer que le groupe facilite la vie des gens, non seulement en acheminant lettres ou colis en temps et en heure comme hier, mais en améliorant leur vie quotidienne. Les exemples donnés dans les spots sont divers et très concrets : passer rapidement, pour les plus jeunes, le code de la route pour 30 euros ou, pour les plus âgés, utiliser la tablette Ardoiz, envoyer un colis de chez soi sans se rendre dans un bureau de Poste (en le déposant dans sa boite aux lettres personnelle), veiller sur ses parents grâce au passage régulier du facteur, créer, personnaliser et imprimer des timbres en ligne, etc. Des services ultra simples. Et simplificateurs ! Toute la campagne a été organisée comme une conversation où les gens ont mille petits problèmes de la vie de tous les jours, résolus par La Poste, qui leur apporte des réponses simples et concrètes.

La continuation de son plan stratégique qui doit s'achever en 2020

Cette culture du service à la demande est certes partagée par de nombreuses entreprises. A l'ère digitale, c'est même une tendance de fond. Mais pour La Poste, c'est surtout la continuation de son plan stratégique qui doit s'achever en 2020 et dont le groupe est à mi-chemin. Ces dernières années, la marque a voulu démontré qu'elle faisait beaucoup plus de choses que ce que les gens imaginaient, en rappelant que La Poste, ce n'était pas que le facteur mais aussi des offres de services BtoC ou BtoB. Permettre aux particuliers de conserver leurs documents administratifs grâce à Digiposte+ ; proposer aux entreprises de digitaliser leurs feuilles de paie ; offrir aux pharmaciens  un partage d'informations grâce à un transfert sécurisé de données de santé assuré par Docapost ; faire dialoguer des objets connectés au Hub numérique : les exemples de nouveaux services utilisant les ressources numériques sont nombreux..

Le point commun de tous ces services ? La proximité. La Poste veut rappeler qu'elle est l'endroit où se "rematérialise la relation digitale, explique Alexandra Mauraisin, directrice adjointe de la marque. Les commandes en ligne sur les sites de e-commerce perdent leur virtualité et ne deviennent bien réelles que lorsque le facteur sonne à votre porte et vous livre l'objet attendu". "Plus la société se numérise, plus les besoins de proximité se renforcent, ajoute Alexandra Mauraisin. C'est cette proximité qui fait le lien entre tous nos métiers, du courrier traditionnel à la banque en passant par les nouveaux services numériques. C'est le sens de notre plan stratégique".

La fintech KissKissBankBank rachetée par La Banque Postale

Un plan stratégique qui était plus que nécessaire. La révolution numérique a touché La Poste comme toutes les postes du monde et a entraîné le déclin du cœur de métier de l'entreprise : le courrier (11,5 milliards de plis en 2016, en  recul de 6% chaque année). Et même si grâce au commerce électronique, le secteur "colis" se porte bien (le volume croît de 3 à 4% par an), le groupe se devait de rechercher un nouveau modèle économique et accélérer sa mutation numérique. Cela passe par la formation, qui a représenté l'an dernier un budget de près de 250 millions d'euros, par des investissements, qui ont mobilisé en 2016 plus de 1 milliard d'euros sans oublier les acquisitions : la dernière en date est précisément une "fintech", KissKissBankBank, rachetée par La Banque Postale… Ce mariage entre la puissance du réseau physique et les outils et plateformes digitales est le nouvel atout de La Poste : c'est lui qui permet de tenir les promesses du spot TV : "simplifier la vie".