Se créer une e-réputation vaut bien plus qu'un salaire

Alors que les conseils en management auscultent tels des entomologistes cette Génération Y qui entre sur le marché du travail, un des leurs a voulu livrer sa vision du monde de l'entreprise. Et de la manière dont il trouvera sa place sur un marché de l'emploi très morose.

Dans un monde où tout se monnaie, comment  finir par trouver sa place ? La France compte quelque 29 millions d'actifs, et les secteurs bouchés se multiplient. En face des jeunes a qui ont inculqué une même culture, un même savoir,. Alors comment s'y prendre ?
Comment percer dans cette société ? Ce qui nous différencie les uns des autres, c'est notre caractère et notre vision de la vie.
On a grandi avec Internet, on voit cette technologie comme un membre de notre famille. Lorsque l'on perd ce membre, notre vie change, on tomberait presque dans une sorte de dépression. Nous nous sommes cultivés, éduqués avec le Net, comme un père qui nous apprend.
Cette génération « X » ne comprend pas notre point de vue. Pour la majorité d'entre eux, ce système n'est qu'un perturbateur dans la vie de leurs enfants, un "ami" qui voudrait les pervertir.
En pensant que la majorité des patrons sont de la génération « X », que ce sont des parents comme les autres qui voient Internet comme un système "diabolique", comment pourraient-ils comprendre ce point de vue pour leurs jeunes salariés ?
La réputation a toujours été un atout, que ce soit dans le monde du travail, ou dans les rapports de séduction Homme/Femme. Malgré cela, de nos jours, lors d'une embauche, c'est le niveau d'études qui prime.
Vous, patrons, vous en êtes à vous dire qu'un jeune est meilleur avec une formation à 10 000 euros par an, qui n'a presque aucune expérience, qui sort d'une promotion où des centaines de jeunes sont dans le même moule que lui, plutôt que de choisir une personne qui s'est construit avec ses propres ressources. Et qui a souvent plus de qualités, et plus d'originalité, que ces pigeons à qui on sert les mêmes graines tous les jours !
La vie active est un « zoo », les gens se marchent dessus pour grimper les échelons, et ils ne pensent pas toujours à la qualité de leur travail. C'est à celui qui fait le plus vite son travail, et qui fait ce qu'on lui dit, comme un singe.
En ce qui me concerne, je pense que c'est en se différenciant du chemin des autres que l'on commence à rentrer dans la vie active. Je ne veux pas être payer pour faire quelque chose que j'aime, mais qui n'a pas vraiment de but. Je veux éblouir, quitte à ne pas avoir du salaire, je préfère être connu pour mes talents, que de perdre mon temps à agir. Car, aucun jeune ne veut pas se retrouver dans cette spiral du travail, on veut juste réussir à percer dans une société figée et compassée.
Nous avons la chance de pouvoir nous faire connaître grâce à Internet, les patrons ont la chance d'avoir des salariés qui peuvent faire de système une force pour l'entreprise.

En dépit de tout ce que je viens de dire, la vie ne nous offre pas de choix. L'argent, c'est du temps. Parfois on a pas le choix, on ne peut pas se contenter d'une e-réputation, il faut vivre. Notre génération veut sur-vivre, elle veut faire la fête, s'amuser, acheter des milliers d'habits, fumer. Un jeune croyant en la e-réputation sait qu'il va devoir s'accrocher, et se priver. Pourtant, il pourra être digne.
Alors, patrons, jeunes salariés, génération « Y » et « X », allons-nous, un jour, nous coordonner de façon à créer des entreprises  sur de nouvelles bases d'organisation et de recrutement ? Nous avons besoin de la génération « X », comme elle a besoin de la génération « Y ».

« La sagesse commence dans l'émerveillement », Socrate.

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