Coachez votre carrière, et sortez des sentiers battus

Beaucoup de dirigeants seniors entre deux postes viennent me voir par réseau, espérant faire des missions de management de transition ou tout simplement pour retrouver un emploi, comment peuvent-ils mettre en avant leur efficacité ?

Je démarre l’entretien par la question « que puis-je faire pour vous ? ».
Systématiquement, mon interlocuteur commence alors à réciter son cv. J’arrête vite, en demandant qu’on réponde à ma question « qu’est-ce que je peux faire pour vous ? ». Et là, stupeur.

En continuant la discussion, on s’aperçoit que la personne est venue pour quémander une mission de management de transition, sans avoir vraiment compris de quoi il s’agit, et quels sont les éléments de ce marché. Elle essaie de vendre son CV, de rentrer dans la base de données du cabinet sans avoir d’idées sur le management de transition. Elle n’écoute pas son interlocuteur tant elle est conditionnée, formatée, par la recherche classique d’un job, principalement par la méthode réseau.
Quand on sort d’un poste, la première erreur est de se lancer sans réfléchir, sans chercher à approfondir. Or si cette méthode marche quand on a 35 ans, ce n’est plus le cas à 50.
L’autre erreur est de faire du réseau sans discours clair, précis, synthétique et percutant. La méthode réseau ne convient plus pour les indécis, les flous , les bavards. Elle fait perdre son temps aux entreprises.

Coachez votre carrière ! Ne la subissez pas

A 50 ans on ne peut plus être un rouage, un pion, un élément standard, comme on l’était un peu avant 35 ans.
A 50 ans, il FAUT connaitre sa force, sa valeur ajoutée, il faut savoir ce que l’on sait faire mieux que tout le monde, ce qui est souvent  - bonne nouvelle – ce que l’on aime faire et ce qui plait aux autres.
C’est la principale étape d’un coaching de carrière : savoir qui on est, ce que l’on sait faire, quelle est sa place dans le monde, quel est son terrain d’excellence.

La deuxième étape, tout aussi importante, mais venant APRES, c’est le « marketage » de sa valeur ajoutés. C’est bien de connaître son savoir-faire, encore faut-il le savoir.
On ne se vend pas avec un CV. On ne répond pas à une demande avec un CV. Mais on TEASE, pour trouver les entreprises qui ont les enjeux auxquels on peut répondre. D’où elevator pitch, plaquette, approche réseau une fois identifié un enjeu …
Dans cette phase, n’oublions pas d’écouter. Rien ne sert de perdre son temps et faire perdre celui de son interlocuteur, à essayer de convaincre. Mieux vaut écouter, et ne parler qu’à bon escient.
Toutes les autres questions – et si je faisais du management de transition, et si je rachetais une entreprise, et si j’étais consultant, etc  – sont secondaires, et trouveront des réponses facilement et naturellement quand elles se présenteront.

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