Augmenter sa confiance en soi lorsque l'on est d'une timidité maladive

Nous cherchons tous à nous démarquer d'une façon ou d'une autre…mais nous voulons également nous intégrer et être confiants, afin d'avoir le sentiment d'appartenir à une communauté qui dépasse notre seule personne. Cependant, si votre personnalité est semblable à la mienne, vous intégrer ne représentera pas une étape facile.

Suivre l'auteur sur LinkedIn  

Tout d'abord, je suis de nature timide. A moins que je ne sois sur scène dans le cadre d'une présentation orale, je suis plutôt introverti. Si vous possédez quelques connaissances sur le sujet, vous savez que nous pouvons activer ce mode lorsque le besoin s'en fait sentir. Je déborde rarement de confiance en moi, à moins que les paramètres adéquats ne soient réunis ; comme de nombreuses personnes, l'assurance que je ressens dépend largement de la situation. C'est bien dommage.
Être confiant et apprécier d'appartenir à un groupe aide à se détendre, à se motiver et à être sûr de soi. Cela nous rend meilleurs, améliore nos performances et nous rend plus enclins à aider les autres.

S'intégrer dans un environnement quand on l'a choisi revient à gagner

Il y a quelques temps, j'ai décidé que ma maigre corpulence (1m80 pour 75 kg) convenait au cyclisme mais était loin de me conférer une apparence de bonne santé. Je recherchais un nouveau défi; je me suis donc inscrit dans une salle de sport pour soulever de la fonte. Je me suis immédiatement senti comme un poisson hors de l'eau. Toute la force située dans la partie supérieure de mon corps avait disparu depuis longtemps. J'avais l'impression que personne ne soulevait de poids inférieur aux miens et que quiconque posait les yeux sur moi me jugeait. Peu de gens m'observaient.
La plupart – des hommes costauds en particulier – passaient à côté de moi comme si je n'existais pas. Je regorgeais de manque d'assurance. 
Cependant j'ai pris sur moi, ai gagné des forces et un peu de carrure. Lentement mais sûrement, j'ai diversifié mes exercices et pu soulever des masses plus importantes. Je devenais un peu plus fort, un peu plus costaud. Cela fonctionne ainsi. Je manquais toujours d'assurance, mais j'avais mis ces sentiments de côté et continuais simplement mes exercices. Puis, un jour, l'archétype du sportif – crâne rasé, t-shirt moulant, veines saillant sur ses bras telles des cordes – effectuait des tractions digne d'un commando : les mains jointes, placé le long de la barre plutôt que face à elle et faisant dépasser sa tête alternativement à gauche et à droite de celle-ci. 
A ce moment-là, j'étais en quête de nouveaux exercices. Je ne sais toujours pas ce qui m'a pris lorsque, quand il a eu terminé, je lui ai demandé : "Je n'ai jamais vu des tractions accomplies de cette manière, comment fais-tu ça ?" A l'instant où les mots avaient franchi mes lèvres, je me suis dit "Oh non, il va m'humilier." Au lieu de ça, il a souri. "Oui, elles sont plutôt dures à réaliser", a-t-il déclaré. Elles font travailler les muscles de mon dos, mais j'apprécie également le fait que mon cœur soit mobilisé. Tu devrais essayer." Je l'ai remercié et m'en suis allé.
"Hé, m'a-t-il interpellé, j'ai remarqué que tu avais modifié l'amplitude de ta prise en faisant des doubles barres (dips). Pourquoi ?" Plusieurs choses m'ont traversé l'esprit. Premièrement, j'étais surpris qu'il ait remarqué que je faisais ce genre d'exercices.
Deuxièmement, j'étais stupéfait qu'il sollicite mon avis. Dans un environnement où je m'étais toujours senti mal à l'aise et peu sûr de moi, je me suis rendu compte que je commençais à m'intégrer. Et aussi ringard que cela puisse paraître, ce sentiment était très agréable. 
Onze kilos supplémentaires plus tard (de muscles, pas de graisse), j'avais enfin le sentiment d'être à ma place dans cette salle de gym. Je suis loin d'être l'individu le plus fort ou le plus corpulent mais cela n'a jamais été mon but. C'est réellement très appréciable d'échanger des signes de têtes, des salutations et de donner parfois des conseils. Au fil du temps, je suis devenu membre d'une petite communauté informelle d'individus partageant les mêmes intérêts et objectifs. J'aime ce sentiment.
Être intégré est agréable, surtout lorsqu'on n'est pas très sûr de soi, même dans un lieu aussi insignifiant qu'une petite salle de gym.
Alors, comment faire pour vous intégrer lorsque vous avez le sentiment d'être à part, que ce soit au travail, au milieu d'un groupe ou juste parmi vos congénères ?

1. Commencer en douceur et exécuter les tâches requises

Nous avons tous connu cette situation dans laquelle telle personne, le jour de son arrivée dans une entreprise, tente de forcer son insertion. Ne soyez pas cette personne. Imaginons que vous rejoigniez une entreprise du secteur des organisations. Participez à chaque réunion. Apportez votre contribution, aussi minime soit-elle, et faites profil bas lorsque c'est impossible. Montrez que vous avez conscience d'être nouveau et que vous n'espérez pas être pris au sérieux avant d'avoir prouvé que vous pouviez l'être et que vous avez votre place sur le long terme. 

2. Se porter volontaire pour les tâches ingrates

 Telle personne tente de se frayer un chemin jusqu'à décrocher un poste en or. Parfois, cette personne parvient même à conclure mais les coûts en termes d'appartenance, sont élevés. Mettez à profit le temps pendant lequel vous faites profil bas pour déterminer de quelle façon vous pourrez vous démarquer des autres membres de l'équipe. Le plus simple est de trouver comment simplifier la vie des gens. Portez-vous volontaire pour réaliser les tâches pénibles, celles dont vous ne retirerez aucune fierté. Affirmez votre volonté de vous acquitter de vos obligations.

3. Solliciter une aide immatérielle

Au cours d'un évènement de réseautage et après vous avoir rencontré, une personne souhaite être présentée à un individu de votre connaissance, pour que vous résolviez un problème avec l'un de vos clients et ainsi de suite, vous savez comment ce genre de choses fonctionne. Nous avons tous besoin d'aide et d'assistance. Mais une fois que vous avez réglé vos comptes, agissez intelligemment et démarrez modestement. Ne demandez pas du temps ou des efforts.
Posez simplement une question. Vous obtiendrez l'information que vous recherchez et, implicitement, vous ferez preuve de respect envers la personne à laquelle vous vous serez adressée. (N'êtes-vous pas flatté lorsque quelqu'un vous demande un conseil ?) Cerise sur le gâteau, ce petit intermède vous permettra de nouer de vraies relations. Ne fréquentez jamais d'événements de réseautage avant de vous être intégré. 
Ensuite, ce seront les gens qui vous proposeront leur aide.

4. Apporter de l'aide matérielle

Cette personne vous approche et vous fais part de vos erreurs, de ce que vous pourriez améliorer ou exécuter différemment. Ou, ce qui est plus probable, de ce que vous pourriez accomplir selon sa façon de procéder. Ce genre de soutien concerne davantage la personne que vous-même, et bien moins ce dont vous auriez effectivement besoin. Soyez attentif, afin de remarquer lorsque les autres sont en difficulté. Puis proposez une aide spécifique pour éviter la réponse automatique du style : "Non tout va bien." Très peu de genre proposent leur aide spontanément ; même si la plupart du temps, un peu de secours produirait le plus grand impact. Assurez-vous de proposer de remonter vos manches et d'aider de façon effective ; ce n'est qu'ainsi que vous créerez une réelle différence dans la vie d'autrui.

5. S'efforcer de procurer aux autres un sentiment d'appartenance

Quelle que soit la manière dont les entreprises accueillent leurs nouveaux employés, ces derniers se sentent en permanence évalués, jugés et pas à la hauteur des attentes que l'on a placées en eux.
Cela peut être le responsable des expéditions qui déjeune toujours seul, ou la comptable qui se trouve toujours en marge de l'équipe. Il est facile de repérer les individus hésitants ou qui ne se sentent pas à leur place. Repérez-en un seul. Soyez sympathique avec lui.
Dites ou faites une action qui la rattachera davantage à l'entreprise, à l'équipe ou à vous-même. Lorsque vous aurez atteint le stade de confiance où vous pourrez aider les autres à se sentir acceptés, vous serez pleinement intégré, parce qu'alors il ne s'agira plus de vous, mais du groupe et de ses membres.
Qui, si vous y réfléchissez bien, correspond exactement à la définition de l'intégration.

Traduction par Floriane Wittner, JDN.
Cette chronique traduite par le JDN a été publiée via le programme Influencers de LinkedIn, où s'expriment près de 500 leaders d'opinion. Retrouvez la version originale en anglais ici.

Autour du même sujet