5 bonnes raisons d’apprendre le management par la Bande Dessinée

Au-delà de son caractère plus ou moins innovant, la pédagogie en Bande Dessinée fait appel à l’émotion et au savoir-être de l’apprenant. Elle fait le lien entre outils et imagination.

Le lecteur d’Obélix et Cie se souviendra de la mémorable leçon de marketing que reçoit Jules César…
Si ce passage est souvent repris par certains enseignants pour expliquer les principes fondamentaux du marketing et ceci depuis fort bien longtemps, la Bande Dessinée fait son entrée dans le monde de la formation supérieure en management : cas en Bandes Dessinées, livres de management illustrés et, plus récemment, mini-cas bi-mensuels diffusés sur le site lepointletudiant.fr.
La formule en elle-même n’est pas nouvelle : le lecteur chinois trouve depuis de nombreuses années des Bandes Dessinées complètes sur le management : des méthodes de créativité à l’histoire des technologies et des sciences…
Outil au service de la stratégie de différenciation des organismes de formation, Écoles de Management comprise ? Sans doute mais pas uniquement.
Les tests réalisés auprès de participants ayant appris la stratégie à partir de cas présenté sous la forme de bande dessinée font ressortir les cinq atouts suivants :
  • La formule semble être ludique… aux premiers abords seulement mais elle capte l’attention de l’audience qui cesse toute activité pour se concentrer sur le nouvel objet « bande Dessinée ». Elle facilite donc la fameuse « inclusion » nécessaire à tout début de cours ou de séance de travail.  
  • Le récit et le rythme imposés par la Bande Dessinée impliquent de distiller les informations de manière subtiles. On est donc aux antipodes de l’étude de cas classique qui présente d’abord le contexte, plus le questionnement et, enfin, des éléments de réponse ou de discussion accompagnées d’annexe. Ici, tout est mélangé dans le récit. « On est donc très proche de la réalité où l’information n’est pas donnée : il faut la reconnaître, la trouver, la glaner », constate un participant de formation continue.
  • Dans la Bande Dessinée, tout est information, y compris les mimiques des personnages, leurs postures… Ce qui est à discuter n’est pas tant l’histoire du cas mais l’interprétation que l’on peut en avoir : que pense réellement le middle manager dans cette histoire ? L’information qu’il donne est-elle la bonne ? Comme au cinéma, la Bande Dessinée offre matière à extrapolation, à interprétation…
  • Dès lors, l’enseignement à partir d’un récit de Bande Dessinée permet certes de travailler sur les outils mais surtout de s’entrainer à un savoir-faire indispensable au management stratégique, celui de reconnaissance de l’information, de son évaluation, de son interprétation…
  • Dernier élément et non le moindre, l’enseignement par l’étude de cas, on le sait, permet de mémoriser le cours : on ne se souvient pas nécessairement de la théorie, de la bonne pratique mais de l’exemple qui l’illustre. Avec la BD, on multiplie les opportunités de mémorisation, en particulier pour les personnes qui ont une mémoire visuelle : ces dernières se souviennent de l’exemple en BD mais surtout de l’image, d’une image, d’une bulle… et l’associent durablement à l’outil, à la démarche à retenir.

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