Outplacement : le rôle essentiel du conjoint

Dans une recherche de job à la suite d'un licenciement, il est important de ne pas se retrouver seul. Bénéficier d'un outplacement est nécessaire, mais pas suffisant et le soutien de votre conjoint(e) est essentiel à la réussite de votre projet.

Perdre son job est souvent traumatisant. Un traumatisme qui s’accompagne d’une perte de repères, de statut et parfois aussi d’un sentiment d’isolement. Même si vous savez (ou devriez savoir) que vous existez davantage par ce que vous êtes que par ce que vous avez fait.
Choisir de suivre une démarche d’outplacement vous permet la plupart du temps de rompre cet isolement en vous proposant des occasions d’échanger avec d’autres personnes dans la même situation que la vôtre. Formations, ateliers, groupes de travail, pots de départ, autant de moments conviviaux d’ouverture aux autres.
Mais évidemment, cela ne suffit pas. Le soutien de votre environnement familial, particulièrement celui de votre conjoint(e) est essentiel.
Fini le temps où le chômage était une maladie honteuse que vous cachiez le plus longtemps possible à vos proches pour ne pas les inquiéter. Ou peut-être aussi pour ne pas vous montrer vulnérable.

Question d’ego ou d’amour-propre ?

Sans doute un peu, mais pas seulement. Peur de déranger, de ne pas être compris(e), d’être jugé(e). Finie aussi la représentation du « chômeur-loser ». Je n’ai plus de job, donc je suis mauvais, j’ai échoué.
Le chômage s’est banalisé et vous connaissez tous dans votre entourage quelqu’un qui a perdu son job avant vous. Restructuration, faillite, changement d’actionnaire, de management, résistance au changement, autant de raisons légitimes de vous retrouver dehors. Ce n’est même pas une question de compétences !
Pour tirer le meilleur de cette situation, mieux vaut ne pas rester seul(e). En associant votre conjoint(e) à votre réflexion (et plus largement votre famille et certain(e)s ami(e)s) sur les prochaines étapes de votre parcours, vous aurez un(e) partenaire qui vous connaît bien et pourra vous aider à traverser cette période difficile.
Ce sera à vous de décider du rôle que vous voudrez lui attribuer pendant cette période de transition. Mais pour cela, il faudra le lui en parler. N’hésitez pas à solliciter votre coach pour qu’il prenne le temps de le (la) recevoir et de lui expliquer les différentes étapes de la démarche si cela peut contribuer à le (la) rassurer. De préférence sans vous.
Une rencontre qui peut lui permettre d’exprimer aussi ses inquiétudes et la difficulté à se positionner vis-à-vis de vous dans un contexte inconnu jusqu’alors. Gérer une nouvelle cohabitation éventuelle dans la journée, résister à la tentation de vous charger de toutes les tâches domestiques et administratives de la famille sous prétexte que vous avez du temps, oser s’intéresser aux pistes que vous avez en s’abstenant de vous demander tous les jours où vous en êtes.
La réflexion que vous allez mener pour rebondir passe par l’exploration de différentes options.
En ouvrant le champ des possibles, vous vous donnez toutes les chances de choisir un projet qui vous permette de retrouver plaisir et envie. Et si vous acceptez de vous projeter un peu plus loin que l’horizon de votre prochain job, vous imaginerez un chemin susceptible de construire un véritable parcours correspondant à vos aspirations. Un projet professionnel qui intègre évidemment toutes vos dimensions personnelles en tenant compte de vos contraintes familiales, géographiques et financières…un projet de vie en fait !
Un objectif de vie que vous devez nécessairement partager avec votre conjoint(e) à un moment ou à un autre pour vous donner un maximum de chances de succès. Décider d’une expatriation, de la création ou de la reprise d’une entreprise, d’un changement radical de métier qui s’accompagnerait d’une baisse significative de revenus a peu de chances d’aboutir sans son soutien indéfectible.
L’inclure dans la manière de vivre cette phase de transition ne vous met cependant pas à l’abri de divergences. Vous attendez quelqu’un capable tour à tour de vous écouter, de vous challenger ou de vous stimuler, avec bienveillance, sans jugement, mais sans complaisance.
Mais votre conjoint(e) a aussi le droit d’exprimer ses inquiétudes, ses préférences et cela contribuera à vous aider dans les choix difficiles que vous aurez à faire.
De même qu’il est souvent utile de constituer un binôme avec son patron, le ticket gagnant que vous allez former avec votre conjoint(e) durant cette phase de changement sera le garant d’un repositionnement réussi.
Et n’oubliez jamais que votre conjoint(e), c’est votre premier soutien !
                            

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