Le retard de paiement, un sport national

Quel entrepreneur peut se vanter d'être payé à temps par tous ses clients ? Aucun. Le retard de paiement est un véritable serial-killer pour les entreprises.

Dans le milieu entrepreneurial, il est appelé "le sport national". Autant pratiqué que décrié, il fait des ravages dans les entreprises françaises avec un mort toutes les 33 minutes. Avec 2,3 millions de pratiquants, il dépasse même le nombre de licenciés à la Fédération Française de Football. Il s’agit bien sûr des retards de paiement, sport pratiqué par 63,5% des entreprisesfrançaises.

Des lois qui n’arrêtent pas l’épidémie

Le retard de paiement moyen en France est de 13,6 jours, un chiffre record depuis 10 ans. Et ce n’est qu’une moyenne. Pourtant, les entrepreneurs se faisaient une joie de voir leurs carnets de commandes se remplir depuis le début de l’année. Mais quel ascenseur émotionnel lorsqu’ils se retrouvent menacés de liquidation à cause d’impayés. En effet, malgré la bonne volonté d’Emmanuel Macron et de nouvelles lois, les délais de paiement sont encore en hausse au 2ème trimestre 2015.

Pratique à haut risque 

Certes, il est préconisé de faire du sport, mais pas celui des retards de paiement.  25% des défaillances d'entreprises en France sont liées à des retards de paiement. En plus d'être un véritable frein à l’économie et l’emploi en France, ils engendrent de véritables risques psycho-sociaux chez les entrepreneurs…

Quel antidote choisir ? 

L’affacturage fait beaucoup parler de lui cette année. Il représente ainsi une bonne solution à court terme pour générer du cash. Les entrepreneurs le voient tout de même comme un synonyme de mauvaise santé financière et se refusent de l’utiliser dans certaines relations commerciales. Si l’on ajoute à cela son coût, cela fait deux raisons de garder ses habitudes de recouvrement.

L’optimisation de l’encours client, qui consiste à améliorer son processus de recouvrement, représente alors un bon moyen pour générer du cash à court terme. Les crédit-manager peuvent ainsi diviser par deux leurs  factures impayées grâce à cette pratique, complémentaire à l’affacturage. De quoi retrouver une trésorerie et des relations commerciales saines !

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