L'importance de l'auto-reconnaissance

Nous avons tous besoin de reconnaissance sur nos actes. Cependant, chercher la reconnaissance fragilise, car nous devenons dépendants du regard d’autrui. Ainsi il est important de se valider soi-même. Et d’avoir, en premier lieu, besoin de sa propre reconnaissance.

Le besoin de reconnaissance dit quelque chose de notre insécurité. Le terrain où cela s’active exprime là où nous sommes quelque part en souffrance. Ainsi, si c’est dans votre sphère professionnelle que vous avez constamment besoin de la reconnaissance de votre boss ou de vos collègues, le manque de confiance se situe sur vos capacités ou l’identité professionnelle que vous vous sentez avoir. 

Si c’est dans le monde affectif que vous auriez besoin de cette reconnaissance, la faille peut provenir de mille et une histoires : peur de l’abandon, angoisse du rejet… 

Nous recherchons souvent ce dont nous avons manqué. Et, paradoxalement, nous trouvons souvent tant que nous n’avons pas identifié la source la même impression de manque qui se répète. Il est donc très important de comprendre la source qui nous mène à ce besoin de reconnaissance pour pouvoir s’en détacher et devenir soi-même le premier regard qui rassure, qui valide et qui reconnaît la réussite.

Le regard des autres

Lorsque nous avons besoin du regard d’autrui comme validation de nos actes, nous nous fragilisons nous-mêmes. En effet, avoir besoin, nous met en état de dépendance face à l’autre pour avoir confiance en nous, en notre projet, sur notre chemin. C’est aussi une limite puisque pour se lancer dans quelque chose, nous somme en attente des regards qui nous valident et nous rassurent. Or ces autres qui vous accompagnent peuvent être repères ou bon conseiller, mais pas votre direction. La direction doit être en premier lieu intérieure.

Souvent, le besoin de se sentir validé dans ses actes est l’expression d’un problème de confiance en soi, d’une insécurité, d’angoisses plus ou moins poussées. Chacun de nous trouvera la réponse dans son histoire, nous l’avons dit. Si le regard des autres est important dans notre construction de vie, nous ne devons pas en dépendre. La première confiance doit avant tout être intérieure et vous devez apprendre à valider vos actes sans forcément avoir besoin d’un retour. Le regard des autres ne doit pas vous définir. C’est un long apprentissage que de tenir debout, solidement, sans ce besoin de reconnaissance et il passe par plusieurs étapes.

Validez vos actes passés

Souvent nous passons rapidement sur nos sensations de réussite et nous nous alourdissons dans nos impressions d’échec. Or, avec la raison, prenez le temps de valider vos actes et vos réussites, professionnelles ou affectives. Il s’agit de ressentir vos succès et d’en faire une petite partie de vous. Projet réussi, expérience constructive, progression sportive, intellectuelle, professionnelle, familiale. Passez du temps à vous observer et à valider vous-même les actes du passé.

Le négatif traumatise et marque. Souvent nous sommes emportés sur cette pente d’angoisse et de mauvaise impression justement parce que nous n’avons pas liquidé nos anciens traumas et impressions d’échec. Sensation de ne pas être à la hauteur ou d’échouer se nourrissent, dans notre quotidien, d’angoisse. Pour briser ce cercle vicieux, pensez, verbalisez, écrivez, tout ce que vous pensiez ne pas réussir et que vous avez réussi. Tout ce que vous avez réussi à finir, à explorer, à construire. Un changement de travail est une réussite. Un changement de pays. Une formation. Un départ. Un retour. L’avancement intérieur, professionnel, sportif. Tout élément de vie où vous avez été en mouvement, dans l’action et dans la recherche de solution est une réussite.

Soyez détaché des représentations

Pour vous valider vous-même, détachez-vous des représentations. Car la représentation de ce qu’est la réussite est différente d’un individu à un autre, d’une culture à une autre, d’un chemin à un autre. C’est pour cela que vous n’avez pas d’autre choix que de rester branché à votre propre prise intérieure. Si votre désir le plus fou est de faire le tour du monde en moto, alors que vous êtes à un âge où, autour de vous, tout le monde enfante, achète ou construit, restez sur votre fil à vous. 

La première réussite est intérieure, en cohérence avec soi-même et ses envies profondes. Si vous vous fiez au regard d’autrui pour être sûr de vous, vous risquez de suivre des chemins qui ne sont pas les vôtres. Vous risquez d’être emporté dans une construction de vie qui ne vous ressemble pas. Détachez-vous des représentations collectives et rapprochez-vous de vos aspirations profondes.

Apprenez à vous connecter à votre propre prise. Globalement, tout ce qui vous apporte du bonheur et de la passion est une réussite. Tout ce qui vous demande du travail et de l’effort pour atteindre un objectif est une victoire. Tout ce qui vous impose souffrance et angoisse est le signe qu’il y a un travail à faire, de potentiels changements à introduire et donc des actes de réussite à fournir. Basez votre reconnaissance intérieure sur ces trois points. 

Réalisez quand vous ne renoncez pas. Ressentez quand vous êtes toujours debout dans la lutte lorsque le terrain devient compliqué. Plus vous prendrez conscience de vos forces, moins vous aurez besoin de reconnaissance.

Se valider soi-même c’est se détacher du regard des autres, ou en choisir des légitimes. Apprendre à être sa propre boussole. À croire en ses propres projets avant même que les choses ne commencent vraiment. La confiance en soi passe par le regard que vous posez sur vos actes. Validez-vous ! 

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