La montée en puissance du recrutement par les réseaux sociaux

Même si la majeure partie des recrutement est encore effectuée via les job boards et les cabinets de recrutements, les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour trouver la perle rare.

Depuis quelques années déjà, on observe une recrudescence des recrutements grâce aux réseaux sociaux. Même si la majeure partie des recrutements est encore effectuée via les job boards et les cabinets de recrutements, les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés pour trouver la perle rare. D’après l’étude publiée par LinkedIn sur "les tendances du recrutement en 2015",  43% des recruteurs français pensent que le recrutement par les réseaux sociaux est voué à perdurer et à s’accroître fortement. C’est devenu un outil indispensable au sein d’Urban Linker pour chasser les meilleurs profils techs.

Si le recrutement par les réseaux sociaux est une pratique bien ancrée dans les mœurs outre Atlantique, elle reste cependant mineure dans certains pays européens comme la France. Les entreprises françaises ont encore un long chemin à parcourir pour combler le retard vis-à-vis de leurs homologues américains même si, chaque année, le nombre de recrutements via les réseaux sociaux ne cesse de croître dans l’Hexagone. C’est un canal très utilisé et très prisé par les structures de petites tailles, notamment les start-up. Toutefois, les grandes entreprises (même celles du CAC 40), comme L’Oréal ou Renault, ont bien cerné cet enjeu et la puissance des réseaux sociaux : elles développent ainsi des stratégies digitales adaptées aux "millennials" et mettent à profit leur aura pour recruter sur les réseaux sociaux.

Comment expliquer cette mutation ?

La première raison est assez simple et évidente : le coût ! Lancer une campagne de recrutement s’avère très onéreux et très chronophage (1 000 euros en moyenne pour les job boards et jusqu’à 15 000 euros pour de la chasse de tête sur des postes capés) tandis que l’utilisation des réseaux sociaux permet de recruter à moindre frais. Vous pouvez aujourd’hui facilement poster une offre d’emploi sur LinkedIn ou Twitter et bénéficier de la puissance de ces outils. C’est un excellent moyen de toucher les générations Y & Z, très présentes sur les réseaux sociaux LinkedIn, Facebook & Twitter, entre autres.

L’autre raison qui explique le recours fréquent aux réseaux sociaux réside dans la fluidité de l’expérience du côté candidat. En effet, la publication d’annonces sur les réseaux sociaux permet aux postulants d’avoir un parcours candidature plus court que sur le site de carrière d’une entreprise par exemple. Pour les entreprises, l’avantage majeur du push ciblé via les réseaux sociaux (qui permet de définir les critères démographiques correspondant à vos attentes) est la captation de candidatures plus qualitatives. La fluidité du parcours candidature est particulièrement renforcée lorsque les entreprises utilisent la gamification ou les jeux concours pour attirer les talents. On peut notamment citer l’exemple de L’Oréal qui, avec son projet « Reveal », utilise les jeux sur les réseaux sociaux pour recruter les meilleurs candidats.

Sans oublier qu’avec 8,8 millions d’utilisateurs sur LinkedIn, 31 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook, 12,8 millions sur Twitter et 3,5 millions sur Viadeo, en France, vous disposez d’un pool de candidats potentiels impressionnant. 

Twitter : le réseau social qui monte

À la différence de LinkedIn, Viadeo et Facebook qui fonctionnent par réciprocité, Twitter est particulièrement efficace pour approcher des personnes ne figurant pas dans votre cercle proche. Grâce aux hashtags, il est possible de toucher une cible assez large partout dans le monde, ce qui ne vous limite plus au marché local. De plus, Twitter est un outil intéressant pour approcher des profils n’étant pas présents sur les autres réseaux sociaux, celui-ci permettant de conserver un certain anonymat (via un pseudo). C’est une pratique assez répandue dans l’univers tech pour éviter d’être sur-sollicité.

Contrairement aux job boards type Monster ou l’APEC,  vous avez la possibilité de cibler précisément les profils que vous souhaitez grâce aux différents réseaux sociaux, en particulier sur LinkedIn, qui permet d’établir une présélection des profils et de gagner un temps considérable. La puissance combinée de Facebook Ads et des annonces sponsorisées LinkedIn constitue une arme redoutable pour le sourcing et le recrutement des tops profils.

Recruter sur les réseaux sociaux reste cependant à double tranchant. Lors du lancement d’une campagne de recrutement sur les réseaux sociaux, la marque employeur est tout aussi importante que les moyens mis en œuvre pour attirer les candidats. En effet, une page corporate sans photo ni description s’avère quasiment rédhibitoire aux yeux des candidats potentiels. Il est donc nécessaire d’effectuer un gros travail sur le branding de votre entreprise au préalable, pour que les personnes répondant aux offres postées sur les réseaux sociaux ne fuient pas en arrivant sur la page corporate. À l’inverse, plus vous aurez des réseaux sociaux user-friendly, plus vous partirez avec un a priori favorable dans la tête des candidats, ce qui facilitera bien entendu le recrutement de ceux-ci.

On note également une évolution nette dans le recrutement tel qu’il est conçu aujourd’hui. Auparavant la majorité des profils qui étaient recrutés par les entreprises étaient en recherche active et faisaient la démarche de contacter l’entreprise. Cette tendance s’inverse progressivement : l’avènement des réseaux sociaux contribue largement à l’attraction des candidats en écoute passive. Au niveau mondial, la proportion des entreprises recrutant des candidats en écoute passive était de 61% (51% en France), en 2015. Ce pourcentage est sensiblement plus élevé dans le secteur digital où la demande excède largement l’offre.

Pour le moment, les réseaux sociaux constituent un excellent complément aux outils de recrutement traditionnels mais il n’est pas à exclure que le recrutement via les réseaux sociaux devienne, dans cinq ans, le canal numéro un pour staffer son équipe.

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