Trois étapes pour avoir confiance en soi

Pour réussir sa vie professionnelle, une qualité importe plus que les autres : la confiance en soi. Elle peut se développer plus facilement qu'on ne le pense. Trois étapes sont pour cela nécessaires.

La confiance en soi est un outil qui doit servir de base à votre réussite aussi bien professionnelle que privée. Or, devenu adulte, vous êtes beaucoup à manquer de confiance en vous et à vivre avec comme si un nuage vous précédait et qui pourtant pourrait être évité. Car le manque de confiance en soi est en fait une perception, une sensation, une avalanche de pensées qui vous font douter de vous, de votre personne et de votre chemin.

Certains ont conscience de ce manque de confiance et d'autres peuvent le confondre avec la réalité. Si vous pensez que, réellement, vous n’êtes pas bon, que vous n’y arrivez pas ou que vous ne pouvez pas exiger une promotion par exemple, car vous n’êtes pas assez bon, eh bien vous avez de grandes chances de manquer de confiance en vous et de confondre ce manque avec la réalité de vos capacités. La psychologie contemporaine nous le prouve aujourd’hui, le potentiel du cerveau est infini à ce jour et, globalement, tout est possible et accessible à celui qui effectue un travail sur soi. Les premières clefs à se donner sont intérieures.

Étape 1 : comprenez la source de vos mauvaises perceptions

Comme pour toutes émotions négatives, cherchez la source de vos pensées négatives. D’où vous vient cette mauvaise image de vous ? Dans quels miroirs vous êtes-vous regardé ? Beaucoup de chemins mènent au manque de confiance en soi. Des impressions d’échec non verbalisées par exemple. Des regards parentaux peu confiants. Des histoires de vie compliquées. L’impression d'avoir été l’espoir de la famille et de ne pas y arriver. Ou au contraire que personne ne croyait en vous quand vous étiez petit. 

D’anciens échecs scolaires vécus comme des traumas. Cette liste non exhaustive est un exemple de ce que vous avez pu traverser. Globalement ne pas avoir confiance en soi vient TOUJOURS de votre histoire et donc de votre enfance jusqu’à aujourd’hui. Et pour avancer, il faut savoir contre quoi exactement vous luttez. Car nous l’avons vu, nous recevons souvent dans nos vies l’écho de nos croyances. Si depuis longtemps vous ne croyez pas en vous, il y a de grandes chances que toutes les situations d’échec que vous avez ressenties aient été déclenchées voir créées par le manque de confiance en soi. 

Il faut donc questionner la source, identifier les variables, retourner dans son passé et avec bienveillance se regarder et comprendre que nous sommes d’un âge immense. Tout ce qui est en nous s’est construit et donc peut se construire autrement. Mais la prise de conscience est essentielle. Ouvrez ces portes en vous.

Étapes 2 : prenez conscience de la façon dont la forme impacte le fond

Une fois ce travail de prise de conscience effectué, cherchez à changer de fréquence intérieure. Cela prend du temps de se construire une base solide de confiance en soi, mais vous pouvez dès à présent impacter le fond en passant par la forme. Pour cela, observez les gens confiants autour de vous. Leur gestuelle, leur mise en mots, leur manière de parler d’eux. Vous avez peut-être en face de vous des gens qui cachent de l’insécurité, mais en tout cas leurs manières d’être respirent la confiance. 

Faites le même travail avec les gens non confiants. Observez par où cela passe. Qu’est-ce qui provoque cette impression ? Cet exercice vous permet de comprendre que l’on voit l’autre et que l’autre nous voit aussi à travers notre image. Les mots et les gestes comptent. Ne cherchez pas de manière factice à faire semblant d'avoir confiance, mais construisez-vous un cadre de personnalité qui vos donne confiance. 

Pour cela, cinq variables importent : ne verbalisez pas vos défauts ou vos impressions d’échec, parlez de vous dans un langage positif ; n’utilisez pas constamment des tournures de phrase passives ou hésitantes, expliquez, mais ne vous justifiez pas. Nous verrons de façon plus développé ces cinq points dans une prochaine chronique, mais vous avez ici la base d’une attitude confiante.

Étape 3 : ne soyez pas dans le besoin, mais dans l’envie (plutôt : le désir ? Le terme envie est ambigu)

La troisième étape est un positionnement intérieur. Après avoir compris la source, et avoir travaillé sur la forme de votre rapport au monde, descendez en vous et cherchez à ne jamais vous mettre dans le besoin mais plutôt dans le désir. Le besoin d’un nouveau travail, de réussir un deal, d’atteindre ses objectifs, de changer de travail vous connectera toujours à de l’angoisse et donc de l’insécurité puisque le besoin est une sensation de manque, de privation de quelque chose qui semble nécessaire. 

Si vous vous mettez en situation de besoin, l’autre en face de vous vous verra dans le besoin et non pas d’égal à égal dans un rapport de confiance mutuelle. Le besoin connecte pratiquement toujours à de l’angoisse et à une impression de manque. Tandis que le désir de faire quelque chose, de rejoindre un lieu, de réussir un mouvement, un pas, un changement est une notion qui vous connectera à des réseaux de pensées inconscientes beaucoup plus positives. Pour passer de l’impression "de besoin" au "désir", passez par la raison. 

Prenez le temps de déconstruire la mauvaise sensation. Ne vous mettez pas dans le besoin de réussir un deal, mais dans l’envie de le gagner. Ne vous mettez pas dans le besoin de changer de travail, mais dans l’envie de voir quelque chose de différent. Le besoin connecte à l’angoisse et l’angoisse n’aide pas à la réussite. Cherchez toujours à rejoindre le désir. Désir de réussir, désir de fédérer de nouveaux contrats, désir de remporter un challenge intérieur ou extérieur… avec votre raison, connectez-vous à la bonne source de motivation.

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