Benjamin Peyrel (Médiacités) "Nous sommes en train de lever entre 350 000 et 400 000 euros"

Le cofondateur du journal en ligne consacré à l'enquête et l'investigation dans les métropoles était l'invité de l'émission #Media.

Benjamin Peyrel, cofondateur de Médiacités, journal en ligne consacré à l'enquête et l'investigation dans les métropoles, était l'invité de #Media, émission réalisée avec CB News et dédiée au monde des médias et d'Internet. Lancé le 1er décembre dernier à Lille, Médiacités s'est depuis étendu à Toulouse et Lyon et s'attaque à un créneau délaissé par une PQR qui manque de temps et de moyens pour s'y consacrer. L'équipe fondatrice est basée à Paris et coordonne le réseau de pigistes répartis aux quatre coins de la France. "Nous nous appuyons dans chaque ville sur quinze à vingt pigistes", chiffre Benjamin Peyrel. 

Créé par sept associés, dont une majorité d'anciens de L'Express et de L'Expansion, le média fonctionne sur abonnement uniquement. "Il faut être vraiment très gros pour justifier un modèle qui repose sur la publicité", juge Benjamin Peyrel. A cela s'ajoute la problématique de l'indépendance vis à vis des annonceurs.

Médiacités a donc imaginé une offre pour particuliers (6,90 euros par mois avec le premier mois à 1 euro) et pour les entreprises ou collectivités (399 euros par an jusqu'à 10 accès). Un modèle économique qui doit lui permettre d'atteindre l'équilibre une fois les 3 000 abonnés par ville atteints. Le média n'en compte que 1 000 au total mais espère que les partenariats avec Mediapart et les journaux régionaux de France 3 lui permettront de gagner en visibilité. 

Un lancement à Nantes est prévu début septembre. Médiacités espère être présent à terme dans 10 villes françaises. Après une première levée de fonds de 25 000 euros réalisée sur Ulule, le site veut aller plus loin. "Nous sommes en train de lever entre 350 000 et 400 000 euros", déclare Benjamin Peyrel. L'équipe a déjà sécurisé un tiers de cette somme et pense pouvoir boucler la levée pour la rentrée. Médiacités veut le maximum d'actionnaires, "pour éviter de dépendre d'un seul", mais reste très regardant quant à leur identité. "Nous ne voulons pas d'entreprise qui vit de la commande publique

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