Personne n'arrive à répondre à cette question du code de la route, selon cette auto-école

Personne n'arrive à répondre à cette question du code de la route, selon cette auto-école C'est une règle de stationnement qui pose beaucoup de problèmes aux candidats à l'examen théorique du code de la route.

Mise en scène filmée, éco-conduite, nouvelles technologies : depuis 2016, l'examen théorique du code de la route a été profondément réformé. Des centaines de nouvelles questions ont été créées pour alimenter les 40 questions de l'examen.

Pourtant, lorsque la rédaction du JDN contacte Ornikar, entreprise qui se présente comme la première auto-école de France, afin d'identifier la règle qui pose le plus de difficultés aux candidats, la surprise est de taille : la règle est loin d'être nouvelle. Elle existe depuis plus de cinquante ans.

Vieille règle de stationnement, elle était déjà inscrite au code de la route en 1969. "Si la plupart des règles du code de la route relatives au stationnement et à l'arrêt sont claires et aisées à comprendre, certaines, comme le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle, sont bien plus complexes et nécessitent certains éclaircissements", résume Curtis Bassy, moniteur chez Ornikar dans une fiche pratique transmise à la rédaction.

Voici la question qui piège les candidats : "Nous sommes le 10 du mois. Dans une rue soumise à la règle du stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle, je dois stationner du côté des habitations portant un numéro, pair, impair, aucun des deux ?". Quelle réponse donneriez-vous ?

La bonne réponse est : du côté impair. Cette règle est définie par l'article R. 417-2 du code de la route. Celui-ci précise que le stationnement est autorisé du côté impair du 1er au 15 du mois, puis du côté pair du 16 jusqu'à la fin du mois. Ainsi, le 10, le stationnement doit se faire du côté des numéros impairs.

Cette question est difficile à comprendre "parce qu'elle met en scène une règle relativement rare, détaille un représentant d'Ornikar. Pour les candidats, il est plus facile d'assimiler des règles qu'ils voient tous les jours. Ce n'est pas le cas du stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle."

Autre source de confusion : l'interdiction semi-mensuelle de stationner peut être confondue avec le stationnement unilatéral à alternance semi-mensuelle (oui vous avez bien lu). Dans le premier cas, l'interdiction ne concerne qu'un seul côté de la rue, sans nécessairement imposer une alternance entre les deux côtés.

 

La complexité peut encore s'accroître avec la signalisation. Des panonceaux peuvent préciser les modalités d'application, ajouter des contraintes horaires ou imposer l'utilisation d'un disque de stationnement. Dans certaines communes, la règle peut même s'appliquer à une zone entière, sans rappel systématique à chaque rue. Des règles locales qui renforcent les difficultés d'interprétation pour les usagers, comme pour les candidats à l'examen.