L'Art : quand le plaisir devient investissement

Le marché de l’Art connaît de belles heures. Avec l'inauguration de la Fondation Louis Vuitton et l'ouverture de la 41ème édition de la FIAC, l’Art contemporain a retrouvé ses lettres de noblesse à Paris. Au-delà de l’aspect artistique et contemplatif, l’Art séduit car il constitue aussi un investissement rationnel. Explications.

Des événements majeurs

La FIAC est un rendez-vous incontournable pour les professionnels et les amateurs d’Art. Cette année, ce ne sont pas moins de 191 galeries, venues de 26 pays, qui sont rassemblées dans le Grand Palais. Selon le Rapport annuel d'Artprice sur le Marché de l'Art Contemporain paru il y a quelques jours, le produit des ventes aux enchères publiques d'art contemporain (artistes nés après 1945) ont franchi la barre des 2,046 milliards de dollars, en hausse de 40% par rapport à la période précédente, réalisant ainsi la meilleure année de son histoire. Sur la décennie, le chiffre d'affaires a progressé de 1 078 % et les prix de 70 %.
Record pour une œuvre contemporaine vendue aux enchères avec Jeff Koons (38,8 millions d’euros), record d'un marché haut de gamme à huit chiffres (13) et meilleure vente aux enchères de tous les temps grâce à une cession d'art d'après-guerre et contemporain chez Christie's : le secteur contemporain n'a jamais été aussi compétitif et spéculatif.
Qui plus est, la Fondation Vuitton, dont le projet est piloté depuis une décennie par le collectionneur Bernard Arnault, dévoilera au public le 27 octobre prochain un nouvel édifice, un « nuage de verre » imaginé par l'architecte star Frank Gehry. Associé à la création artistique sous toutes ses formes, le public sera invité à découvrir la collection permanente, composée d'œuvres appartenant à la fondation ou à Bernard Arnault, ainsi que deux expositions temporaires par an et des événements musicaux.

Comment bien investir dans l’Art ?

De manière très intéressante pour les amateurs, l’art peut constituer à la fois un investissement de cœur mais aussi un produit de placement, une valeur sûre sur le long terme et un produit très spéculatif et volatil sur le  court terme. Cela lui confère un plaisir/investissement unique.

Trois types d’investissement sont envisageables

Premièrement, l’investissement dit « malin ». De manière cyclique, certains artistes tels que George Mathieu, reviennent sur le devant de la scène, et demeurent des valeurs sûres. Il faut pouvoir garder une œuvre plusieurs années pour bénéficier des évolutions des côtes. Un artiste comme Damien Hirst dont la cote a beaucoup baissé pourrait revenir dans les prochaines années.
Deuxièmement, l’investissement dit « spéculatif ». Investir dans une œuvre contemporaine d’un nouvel artiste représente un risque fort dans 9 cas sur 10. Les bons plans pas chers qui se transforment en mine d’or sont rares et réservés aux investisseurs avertis.
Enfin, l’investissement dit « solide ». Certains artistes réputés tels que Giacometti ou Andy Warhol, possèdent de très bonnes côtes et ce de manière durable. Cet investissement demande des moyens plus conséquents, mais générera à coup sûr des profits.
Reste tout de même que le premier déclencheur d’achat doit avant tout rester le plaisir de posséder l’art et de l’exposer chez soi…

Bernard Arnault