Le FBI a réussi à accéder à l'iPhone bloqué de San Bernardino grâce à des hackers, sans l'aide d'Apple

La méthode n'a pas été communiquée, et peut-être même pas à Apple… L’assistance récente d’un tiers a en tout cas été décisive. Le Washington Post parle aujourd'hui de "hackers professionnels".

Le FBI n'a finalement plus besoin d'Apple pour accéder aux données de l'iPhone de Syed Farook, auteur de la fusillade de San Bernardino. Et pour cause : les enquêteurs ont pu débloquer le smartphone et accéder aux données sans les compromettre, et sans l'assistance de Cupertino.

La méthode précise utilisée n'est pas expliquée, mais c'est bien "l'assistance récente d'un tiers", dont l'identité n'est pas divulguée, qui a été déterminante, selon un communiqué officiel. Même Apple ne devrait pas savoir comment les enquêteurs ont fait - après tout, des hacks et des failles inconnues affectant iOS ont déjà pu être commercialisés au prix fort sans être communiqués à Apple.

Des indices laissaient penser que le tiers décisif pouvait être Cellebrite, une entreprise israélienne qui affirme justement sur son site pouvoir accéder aux données des iPhone verrouillés comme celui de Syed Farook. Mais le Washington Post affirme que ce n'est pas le cas, et que ce sont d'autres "hackers professionnels" qui ont vendu "au moins une faille jusque là inconnue" au FBI - qui n'affecte que les iPhone 5C avec iOS 9. En tout cas aujourd'hui, le gouvernement a indiqué officiellement ne plus avoir besoin de l'assistance d'Apple.

Depuis plusieurs semaines, un bras de fer opposait le gouvernement américain, qui voulait accéder aux données de cet iPhone verrouillé, et Apple, qui refusait. Tim Cook avait affirmé qu'il s'opposait aux portes dérobées dans ses produits afin de préserver la confidentialité et la vie privée de ses utilisateurs. Une position qui lui avait valu le soutien de Google, Facebook ou Microsoft.

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