Cyberattaque djihadiste : 25 000 sites concernés

Suite aux attentats qui ont frappé la France, plus de 1 300 attaques contre des sites français ont été revendiquées par des organisations islamistes. Il s'agit dans la grande majorité de petits sites.

Sites de municipalités, de collèges et lycées, d'universités, de conseils généraux, de petits entreprises, d'hôpitaux, de lieux de culte... D'après les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, 25 000 sites ont été touchés depuis le drame de Charlie Hebdo. 1 300 attaques ont été revendiquées par des hackers se revendiquant d'organisations islamistes. Des cyberjihadistes qui seraient principalement originaires du Maghreb ou de Mauritanie, souhaitant répondre aux réactions des Anonymous aux attentats et leur volonté de venger sur le web les victimes des tueries.

Selon les revendications des cyberjihadistes, ces attaques devaient atteindre leur plus haute intensité le 15 janvier. Ce qui avait d'ailleurs poussé l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI) à diffuser des recommandations relatives à la sécurité informatique en général, et à la sécurité des sites Internet en particulier.

Ce 15 janvier de nombreuses attaques ont bien eu lieu. Profitant la plupart du temps de sites présentant des failles non-corrigées, elles se sont traduites par le remplacement de pages d'accueil par des messages à caractère idéologique (type "Death to Charlie"). Parmi les victimes de ce jeudi figurent notamment des sites d'universités (notamment Toulouse ou Montpellier), ainsi que d'autres sites de municipalité, et encore plusieurs dizaines de sites de petites entreprises.

"La cyberattaque annoncée pour le 15 janvier n'aura pas été aussi violente que prévue", relativise Zataz, site spécialisé dans la sécurité informatique. "Il faut dire aussi que certains 'groupes' ont stoppé leurs attaques soit par manque de cibles, manque de connaissance technique ou tout simplement après un dialogue constructif et une écoute commune", ajoute Zataz.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, évoque la mise en œuvre d'une "réponse judiciaire commune". Il a aussi indiqué que des "contact privilégiés" avaient été noués avec Google, Facebook et Dailymotion, à qui ont été transmises des "demandes de retraits" de contenus.

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