IBM envisage de nouvelles acquisitions dans le cloud

A l'issue de son dernier trimestre fiscal, Big Blue enregistre un chiffre d'affaires de 24,1 milliards de dollars, en repli de 12%. Après 11 trimestres de déclin de son CA, il évoque la piste de nouvelles acquisitions.

IBM a publié les résultats de son dernier trimestre fiscal, clos au 31 décembre 2014. Et ils ne sont pas bons. Pour le 11e trimestre consécutif, le groupe américain enregistre un chiffre d'affaires en baisse. En repli de 12% comparé à l'année précédente, il s'établit à 24,77 milliards dollars. Un niveau qui est aussi en dessous des prévisions des analystes. Quant au résultat net, il décline dans le même temps de 11% pour s'établir à 5,5 milliards de dollars sur la même période.

Lors de la publication de ces résultats ce 20 janvier, IBM a insisté sur sa volonté de se focaliser sur l'Analytics, le collaboratif, la mobilité, la sécurité, mais aussi et surtout cloud. Sur ce dernier terrain, le groupe affiche ouvertement une stratégie de croissance externe. "La plupart de nos acquisitions à venir seront très probablement centrées sur le 'As a Service', et pas le modèle on-premise", a indiqué Martin Schroeter, directeur financier d'IBM (Dixit Computerworld). Big Blue a déjà réalisé une importante acquisition dans ce domaine. En 2013, il s'est emparé de l'hébergeur SoftLayer dans l'optique de concurrencer Amazon Web Services.

A l'initiative de son actuelle PDG, Virginia Rometty, le géant s'est lancé depuis quelques années dans un vaste plan visant à recentrer sa stratégie. Après avoir cédé son activité de vente de PC à Lenovo, le groupe a vendu à l'entreprise chinoise ses serveurs d'entrée de gamme (x86) en 2013. Dans la foulée, IBM a également cédé à Toshiba sa division ciblant le secteur de la distribution (couvrant notamment caisses enregistreuses et systèmes pour le commerce). En novembre 2014, c'était au tour de son activité de semi-conducteurs de passer sous la coupe de GlobalFoundries.

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