Philippe Rouilhac (DSI, Emi Music France) "Le Cloud Computing demeure encore trop risqué pour nous"

Avec pour objectif de répondre à l'arrivée du streaming, la DSI de la filiale française de la maison de disques étend son système de stockage. La VoIP est aussi au programme des projets.

Philippe Rouilhac est DSI d'Emi Music France. Il est aussi membre du Club Décision DSI - avec lequel Journal du Net est partenaire.

Philippe Rouilhac est entré il y a une vingtaine d'années au sein de la maison de disques Virgin Music France. La société est acquise par Emi Music en 1992. Philippe Rouilhac progresse ensuite au sein d'EMI Music France, pour prendre il y a trois ans le poste de DSI de la filiale.

Cette interview a été réalisée le 23 juin 2011 à l'occasion du Rallye des DSI : un événement annuel du Club Décision DSI qui s'est tenu cette année à l'Aerokart en région parisienne. 




Parmi les spécificités de son poste de DSI au sein d'Emi Music France, Philippe Rouilhac évoque l'appartenance à un groupe anglo-saxon. "Une structure qui, du point de vue de l'informatique de la filiale française, implique le respect de règles communes à l'ensemble du groupe", explique-t-il. Seconde spécificité : l'importance de sécuriser les contenus, qui représentent la principale valeur ajoutée du métier d'Emi Music.

Avec l'émergence de la musique en streaming, qui engendre une multiplication des transactions, Emi Music France s'est lancé dans un projet d'extension de ses baies de stockage SAN et NAS. Dans cette optique, la filiale a choisi la technologie de stockage NetApp. Autre chantier : le déploiement de la téléphonie sur IP (ToIP), dans le but de réduire les coûts.

Emi Music France a décidé d'opter pour la mise en place de systèmes de stockage internes, et éviter l'externalisation des données sur des plates-formes de Cloud Computing opérées par des prestataires. Raison invoquée : les garanties offertes par les acteurs de ce marché ne sont pas jugées suffisantes.

Stockage / Projets informatiques