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Jeudi 23 septembre s'est tenu au Palais des Congrès de Paris la 8e édition du salon Plein Emploi, consacré aux carrières et compétences de l'ingénieur High Tech. Parmi les thèmes abordés lors de cette journée figurait notamment l'informatique de gestion, l'occasion de revenir sur les métiers d'avenir du domaine et les profils correspondants recherchés par les recruteurs.
Premier enseignement : si en 2000 les demandes étaient plus favorables aux couches métiers, aujourd'hui elles se concentrent essentiellement sur des postes d'ingénieurs systèmes, bases de données, sécurité et sur les postes liés au support.
Pour Philippe Cornette, directeur général de la SSII Projipe, "nous recommençons à intégrer des ingénieurs débutants". Les principales compétences techniques recherchées sont des compétences Java et .Net" indique-t-il.
Mais les compétences techniques, si elles sont importantes, n'apparaissent plus comme le seul critère essentiel pour un recrutement. Pierre François, président du Centre de formation informatique Avolys, affirme que "la différence se fait sur la composante métier et sur la personnalité ; la technique est un préalable mais n'est plus déterminante." Ce que confirme Philippe Bernanose, directeur marketing de la société de conseil Coframi, "les critères humains sont importants pour une sélection, nous avons de plus en plus une qualité de service à apporter à nos clients, un profil ne peut pas se comprendre seulement en termes techniques. Les candidats doivent aussi, si possible, avoir une compétence fonctionnelle."
Mais il reste certains profils encore difficiles à trouver, notamment des consultants maîtrisant parfaitement l'anglais pour travailler sur des projets internationaux.
| "Les CV des informaticiens sont sans doute les pires" |
Pour Hélène Hodara, de la société de conseil et d'ingénierie Alten, "sur un CV, il faut être le plus explicite possible, décrire l'environnement fonctionnel et technique, donner les noms des projets, leurs ampleurs, citer les clients ou la taille de l'équipe… Il faut essayer de mettre plus de deux phrases tout en restant concis". Et Pierre François d'ajouter "les CV d'informaticiens sont sans doute les pires, ils sont souvent mal faits et trop longs". Et la lettre de motivation? Le président du cabinet de recrutement INIT, Bernard Riquier, previent qu'elle est "rarement lue en réponse à une annonce, à la différence d'une candidature spontanés." Mais un CV ou une lettre ne sont pas les seuls moyens pour obtenir un entretien, il ne faut pas négliger l'importance du réseau et les possibilités de cooptation.
Par ailleurs la formation continue est en général bien vue par les recruteurs mais elle doit être diplômante ou validée par des certifications.
Si l'on parle à nouveau d'une reprise des embauches vers les débutants et jeunes diplômés, celles des seniors n'est pas encore à l'ordre du jour. L'expérience demandée par les entreprises du secteur informatique est en général de 10 ans en haut de fourchette, qu'en est-il après ? Il semble que l'hésitation prévaut sur ce point.
Pour Pierre François, "il n'y a pas de réponse standard, cela dépend des compétences et du profil du candidat. Ainsi nous recrutons des formateurs vers 40-45 ans car ils sont davantage expérimentés. Il faut rechercher des postes où les compétences seront mises en valeur". Mais Bernard Riquier tempère "en période de plein emploi, on a besoin de tout le monde, il faut rechercher la meilleure adéquation à un instant t".
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