Dans les starting-blocks de la reprise avec la BI

Les progrès en business intelligence représentent une opportunité de taille pour les entreprises qui cherchent à sortir de la récession. En optant pour des solutions Open Source gratuites, elles font un pas de plus vers la rentabilité.

La fin d'une récession est toujours une bonne nouvelle, mais une reprise s'accompagne systématiquement de nouveaux défis et qui plus est dans le monde informatique.

En période de croissance, l'approvisionnement régulier en produits et services pour répondre à la demande a rendu les données de certaines entreprises plus complexes encore que le schéma de câblage d'une navette spatiale. De manière générale, dès lors qu'un changement a été intégré dans les systèmes IT, un autre faisait déjà son apparition. Ceci s'est traduit par le fait que les entreprises se retrouvent dans des situations peu confortables au moment de prendre des décisions stratégiques informées sur la manière de développer les activités, dans la mesure où les données sur lesquelles elles s'appuient sont constamment dépassées.

Toutefois, les prémices d'une reprise économique constituent en réalité pour les entreprises une opportunité en or de se familiariser avec leurs données, qui en retour leur donneront les outils nécessaires pour capitaliser sur le retour des périodes fastes. Au cours des dix-huit derniers mois, ces entreprises ont fermé les écoutilles et consolidé leurs produits et services en n'apportant de fait aucun changement majeur au niveau de leurs données existantes.
 
Pour réussir dans un tel environnement, il est impératif que les entreprises disposent d'une visibilité parfaite sur les différents départements de l'entreprise afin de surveiller les performances et d'agir en conséquence, sous peine de provoquer des pertes financières considérables dans n'importe quel secteur. Prenons l'industrie de la musique par exemple. De nombreux artistes perdent des sommes colossales en raison de la mauvaise gestion des données relatives aux questions de droits d'auteur et de royalties[1].
 
Dans le passé, la prise de décision reposait généralement sur les années d'expérience et l'intuition des dirigeants. Il est maintenant évident que dans un tel climat d'incertitudes, des choix plus informés sont indispensables ; cela passe par une meilleure gestion et collecte des informations critiques dans des métriques adaptées. Toutefois, nombreuses sont les entreprises à ne pas réaliser que cette « stratégie anti-erreur » ne nécessite pas la moindre information nouvelle. Toutes les informations nécessaires existent d'ores et déjà, mais sous la forme de montagnes de données gisant non-classées et inutilisées au cœur d'un grand nombre de systèmes d'entreprises.
 
Les solutions de Business Intelligence (BI) et de gestion des performances ont été efficacement utilisées dans le passé pour avoir un aperçu sur les données des entreprises. D'après le rapport Gartner, le marché de la Business Intelligence a enregistré une augmentation de plus de 20 % en 2008[2] et devrait poursuivre sur cette lancée au cours de l'année 2010 puisqu'il s'agit là du marché qui a le mieux réussi à surmonter la récession comparé à la majorité des industries. Un cadre analytique permet très certainement à une entreprise de renforcer son infrastructure IT, d'appliquer des analyses avancées qui offrent non seulement du recul, mais également une vision d'ensemble, et enfin de permettre à une entreprise de faire face à la concurrence dans un environnement stimulant.

Toutefois, des critiques se sont fait entendre concernant les méthodes traditionnelles de la BI : les solutions ne seraient profitables qu'à l'entreprise et en aucun cas ne permettraient de fournir les informations nécessaires pour prendre des décisions stratégiques. Les résultats d'un rapport sur la BI ont révélé que 72 % des dirigeants d'entreprises et des responsables IT ont déclaré que leurs données continuaient d'être inégales au sein de leurs départements, tandis que 40 % d'entre eux ont affirmé que, faute de données pertinentes, leurs employés étaient contraints de prendre de mauvaises décisions. De tels résultats peuvent conduire les entreprises dans des situations graves voire irréversibles.

En septembre 2009, Barclays Capital a été condamné à verser une amende de 2,45 millions de livres pour avoir signalé des données inexactes -concernant notamment le temps de travail- pour 85 % des transactions sur actions et pour 100 % des autres transactions, y compris sur le marché des changes ou des produits de base[3]. Une telle situation peut surprendre surtout lorsque nous savons qu'il existe des outils appropriés pour éviter cela.
 
Ce type de situation change avec le déploiement de l'open source et de solutions BI à la demande. Par ailleurs, les entreprises ne peuvent se permettre d'ignorer ce genre de situation, sachant que Gartner prévoit une multiplication par 5 de l'activité sur ce marché d'ici à 2012.
 
En favorisant l'utilisation et la sophistication susceptibles de rivaliser avec les solutions à source fermée (propriétaires), les logiciels Open Source présentent une option plus rentable puisque la majorité d'entre eux sont proposés gratuitement ou à un coût minime. Ceci contribue à diminuer l'écart entre les grandes entreprises et start-up. Tandis que la concurrence croit quotidiennement, il est essentiel que les entreprises, quelle que soit leur taille, aient la possibilité d'accéder à un niveau supérieur en mesurant et gérant leurs performances et en prenant des décisions commerciales intelligentes.
 
La nouvelle génération de solutions BI présente un autre avantage non négligeable, celui d'offrir  un niveau de flexibilité unique, aucunement proposé par d'autres produits similaires. La nature-même de l'Open Source est de permettre à une entreprise d'adapter la solution pour répondre correctement à des besoins spécifiques. Les développeurs peuvent modifier la fonctionnalité des outils pour faire en sorte de bien délivrer les mêmes informations recherchées et réduire leur quantité pour correspondre à n'importe quelle taille d'entreprise.

Les informations peuvent également être régulièrement ajustées pour que les changements du marché soient accompagnés de changements au niveau du fonctionnement des outils. Ainsi, quelle que soit la situation à laquelle est confrontée une entreprise, elle peut désormais mieux se préparer. Argument qui peut s'avérer très utile étant donné l'instabilité actuelle de l'économie.
 
Tandis que la situation semble s'éclaircir, les entreprises s'affronteront très certainement pour la première place. Aujourd'hui plus que jamais, il est important de s'assurer que les décisions sont bien pensées et appliquées, sous peine de se faire devancer par les concurrents. Les entreprises qui parviendront à se démarquer des autres seront celles dont les outils de BI peuvent exploiter efficacement des données existantes, ou délivrer des résultats précis et à temps. Ceci permettra aux dirigeants de réagir rapidement à l'environnement changeant, tout en se tenant pleinement au courant des performances sur le marché.

Les données stockées au sein d'une entreprise font office de carburant pour aller de l'avant et les entreprises pourront débloquer la valeur des informations uniquement en passant par une exploitation intelligente des données. En conséquence, cela facilitera la prise de décision, améliorera la croissance, permettra de faire des économies non négligeables et aidera également à identifier les opportunités prometteuses. Les entreprises qui commencent à se familiariser avec leurs données aujourd'hui, en les transformant en informations utiles et de recours sont celles qui, quelle que soit leur taille, se sortiront le mieux de la récession et repartiront de plus belle.

[2] Gartner, « Tendances du marché : Business Intelligence dans le monde, 2009 »

[3] Cf. article du Financial Times du 8 septermbre 2009, «Barclays Capital fined £2.45mfor data failure »

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