Six raisons pour lesquelles la technologie déterminera la réussite future des entreprises

Tout ce que nous pensions savoir sur le système économique a été bouleversé ces dernières années. Le financement traditionnel est en train de disparaître, l’austérité étant le nouveau mot d’ordre. Pourtant, de nouvelles possibilités de revenus et des opportunités émergent dans les domaines du Cloud, du numérique et de la mobilité.

Les grands principes du commerce et des affaires enseignés dans les formations MBA et consolidés par des années d’expérience ne sont plus valables aujourd’hui. L’Occident ne règne plus en maître et les nouvelles opportunités, tout comme les nouvelles menaces, ne se trouvent plus en Orient, mais dans les nouveaux marchés d’Amérique Latine et d’Afrique.
Dans ces conditions, la concurrence est de plus en plus fragmentée, difficile à caractériser et à localiser. Les entreprises elles-mêmes ont toujours plus de mal à se définir et à se distinguer. En l’absence de références précises pour se positionner, les directions commerciale et marketing nagent en eaux troubles : il est de plus en plus compliqué de savoir où et comment concentrer les efforts, surtout que l’expansion des marchés émergents risque de s’accompagner de nouvelles contraintes liées à la réglementation et à la conformité.
Pour de nombreuses entreprises, s’adapter est une question de survie. L’adaptation est de plus en plus perçue comme l’opportunité de transformer l’activité et de repenser totalement les stratégies de de commercialisation. L’innovation est la clé, et les dirigeants portent volontiers un regard neuf sur leur environnement IT en se demandant ce qui mérite d’être amélioré ou changé. Ils remettent en question la trame même de leur organisation, pour la redéfinir, en accord avec les évolutions sociales, économiques et politiques. Ils transforment actuellement leur infrastructure pour l'aligner sur leurs objectifs opérationnels et la rendre évolutive pour accompagner leur croissance future, agile avec de hautes performances pour assurer la distribution fiable et rapide des applications stratégiques, flexible pour mieux gérer les fluctuations et ultra efficace pour maximiser le retour sur investissement. Par-dessus tout, ils cherchent de nouvelles manières innovantes d’utiliser la technologie, pour automatiser, réaligner, éclairer et réévaluer tous les maillons de leur chaine opérationnelle.
Du point de vue des services IT, le fait d’utiliser la technologie au profit de l’innovation est en soi une problématique intéressante. L’infrastructure informatique a radicalement évolué au cours de ces dernières années. Le Cloud est désormais une réalité, de même que la convergence; la segmentation entre fixe et mobile a disparu et les pratiques de grande consommation gagnent le monde de l’entreprise où les salariés expriment de nouvelles attentes concernant l’utilisation possible et souhaitable des nouvelles technologies au travail.
Les départements informatiques s’efforcent de trouver un juste équilibre entre les attentes des utilisateurs et les besoins de l’entreprise ou les contraintes imposées par celle-ci ; leurs services sont de plus en plus intégrés à l’entreprise, et non plus un groupe séparé. La technologie est la clé de l’innovation et la transformation de l'entreprise passe par l’utilisation innovante de la technologie.

Il est intéressant de noter les bases remarquablement solides sur lesquelles l’innovation semble reposer de plus en plus. Quelle que soit l’industrie, quel que soit le lieu, les chefs d’entreprises ont des objectifs communs dont ils pensent qu’ils sont réellement décisifs pour leur activité. Nul besoin d’ingrédients incroyables pour concocter cette potion; elle repose sur les besoins concrets de l’entreprise et des organisations de toutes tailles misent sur elle pour leur réussite future.
Quels sont donc les ingrédients de cette formule magique ? Rien de bien sorcier à vrai dire.
Les entreprises demandent de l’aide pour améliorer leur efficacité et leur performance ; une assistance dans l’établissement d’une gouvernance à la fois ferme et flexible ; des garanties de sécurité, de conformité et de contrôle de bout en bout; des économies et le partage des risques ; la mobilisation des capacités en vue d'accroître leur avantage concurrentiel ; de l’innovation et du savoir-faire. La technologie pourrait être le moyen de réunir toutes ces conditions. L’utilisation qu’une entreprise fait de la technologie pour atteindre ces objectifs conditionne de plus en plus sa réussite future.

1. Efficacité et performance

Le premier élément à considérer est celui de l’efficacité et de la performance, dans le contexte de l’infrastructure informatique. Pour beaucoup d’entreprises, un développement logiciel à l’échelle mondiale aboutit à des systèmes et à des applications disparates dont l'exécution est coûteuse et qui présentent souvent un décalage avec les objectifs visés par l'entreprise. Dans un environnement où le succès peut dépendre de la rapidité de commercialisation et où le fonctionnement des marchés impose une précision de l'ordre de la milliseconde, aucune entreprise ne peut se permettre de voir la technologie devenir un frein à sa performance.
Elles cherchent donc à consolider et à rationaliser leurs systèmes afin que chacun ait rapidement accès à l’information, le plus simplement du monde. Après des décennies où le sur mesure était la règle, elles privilégient désormais les solutions standards, simples et rapides à déployer et à reproduire autour du monde, dont les résultats ont fait leurs preuves. (Après tout, un smartphone standard vous convient parfaitement, n'est-ce pas ? Ce qui compte, c’est ce que vous en faites…). Elles recherchent des modèles de service et d’approvisionnement capables de s’adapter à l’évolution de leur stratégie. Elles veulent également la transparence des prix et une possibilité de mise en place des services simple et rapide.
Il leur faut un environnement informatique agile, étroitement aligné sur leurs besoins, qui les aidera à atteindre ses objectifs.

2. Une gouvernance ferme mais flexible

Une fois cette infrastructure informatique idéale en place, l’étape suivante concerne la gouvernance.
Il s’agit ici d’instaurer la « Sainte Trinité » des processus, des outils et des personnes, dans une structure simple et rationalisée, qui favorise l’exploitation optimale de la technologie. La technologie peut ici s’avérer très utile en s'autogérant : surveillance des événements inattendus, signalement des points préoccupants et déclenchement des corrections élémentaires, dans le cadre d’une gestion continue des processus permettant à l’entreprise de maintenir le cap. L’aspect humain étant tout aussi important, l’équipe qui exercera cette gouvernance doit comprendre les liens qui unissent la technologie à l’entreprise et s’efforcer en permanence de les renforcer, et pas seulement d'un point de vue opérationnel.
Le plus important pour les entreprises est que le processus ne l‘emporte pas sur la vision. Il faut éviter de multiplier excessivement les processus au point qu’ils retiennent toute l’attention. C’est l’entreprise qui compte. Une évaluation continue de la performance permettra d'éliminer les processus inutiles et d'en introduire d’autres, utiles pour aider l'entreprise à avancer.

3. Sécurité, conformité et contrôle de bout en bout

Viennent ensuite la sécurité et la conformité. Dans notre société connectée et mondialisée, la sécurité, la conformité et le contrôle sont les maîtres mots absolus du succès. La capacité à valoriser le « Big Data » constituant de plus en plus un différenciateur clé, les entreprises n’ont jamais créé, consulté, partagé et stocké des volumes aussi importants de données provenant de multiples sources. D’où la nécessité absolue de protéger les informations de propriété intellectuelle sensibles (données sur les clients, prix, informations sur les produits ou autres). Négliger cet aspect risque de coûter cher financièrement, mais aussi en termes d’image et de réputation avec des répercussions potentiellement beaucoup plus durables.
La conformité est une obligation légitime. La plupart des normes reposent sur des années d’expérience pratique et servent à limiter les risques. Les entreprises qui ne se conforment pas aux dernières normes en vigueur s’exposent de fait à des risques. L’environnement réglementaire sert aussi à trouver un équilibre entre les besoins des individus et des entreprises.
Bien que toutes les entreprises ne souscrivent pas à l’ensemble des exigences réglementaires, encore une fois, il y a une raison légitime à ce qu’elles existent; aussi, la non-conformité peut entraîner de lourdes amendes et, dans certains cas, la fermeture de l’entreprise.
La difficulté est que l’environnement réglementaire et les exigences de conformité peuvent varier d’un marché à l’autre et que très peu d’entreprises possèdent l’expertise nécessaire en interne pour garantir leur conformité totale et systématique. Vous pouvez penser que vos données sont sécurisées, mais rien ne garantit que vous passiez avec succès l’audit d’un expert indépendant. Ce sont deux choses très différentes. Confiez plutôt la sécurité et la conformité de vos données à un fournisseur de services expérimenté. Ainsi, vous pourrez vous concentrer sereinement sur la croissance de votre entreprise.
Une autre difficulté réside dans la nécessité de contrôler les informations de propriété intellectuelle tout en permettant le libre échange d’information au sein d’un environnement de communication social.
Il s’agit aussi de savoir qui contrôlera l’échange d’informations à l’avenir. On réfléchit beaucoup actuellement aux questions de la gestion des identités et de la confidentialité, qui pèsent sur le futur paysage de l’entreprise. Plus qu’un débat philosophique, la recherche du juste équilibre entre les « droits » du gouvernement, de l’entreprise et de l’individu touche au fondement des structures sociales, politiques et économiques de demain. De plus, comme les salariés attachent de plus en plus d’importance aux valeurs de responsabilité sociale et d’éthique des marques, ces aspects méritent d’être examinés non pas uniquement dans l’enceinte de l’environnement professionnel, mais dans le contexte de la société dans son ensemble.

4. Risque partagé et réduction des coûts

La rationalisation de l’infrastructure technologique vise à la rendre plus efficace et rentable. L’élimination des gaspillages et des redondances tient évidemment du bon sens ; le faire en faveur de la croissance future est l’étape suivante logique. C’est ce qui explique le positionnement de plus en plus fondamental du Cloud dans la planification informatique. Le Cloud Computing réunit les avantages de l’accès flexible à la puissance de calcul nécessaire, avec la possibilité d'ajuster librement la capacité à la hausse ou à la baisse en fonction des cycles naturels et saisonniers de l’activité.
En pratique, cela signifie que l'informatique peut devenir plus réactive à la dynamique et au rythme du marché, avec la technologie comme moteur de développement. De plus, le Cloud permet de passer d’un modèle de dépenses d’investissements à un modèle de dépenses d’exploitation, avec l’impact positif qu’on imagine sur la rentabilité. Et, bien entendu, lorsque les entreprises optent pour les solutions Cloud de fournisseurs tiers, c’est à ces derniers qu’il appartient d’investir dans la technologie pour maintenir l’infrastructure à jour. Les services informatiques n’ont plus à posséder et à entretenir tout le système, ni même à savoir comment il fonctionne : ce rôle est externalisé.
Pour l’entreprise, cela signifie un potentiel d’agilité et d’évolutivité à la demande, en mobilisant les ressources Cloud qu’il faut quand il le faut. Ce modèle permet d’envisager une nouvelle approche du business, où les opportunités comme les risques commerciaux sont pour l’essentiel étendus à des tiers. Le résultat est un recentrage absolu sur les besoins de l’entreprise, auquel s’ajoutent les garanties du fournisseur Cloud qui satisfera à tous ces besoins. S’agissant du Cloud, une solution toute faite est définitivement exclue.
Bien sûr, le Cloud n’est pas la seule option. Le business model de l’externalisation sélective rencontre une popularité croissante, et de nombreuses entreprises adoptent une approche d’« écosystème commercial », faisant appel à une expertise indépendante avérée dans des domaines spécialisés, tels que la sécurité, l’hébergement ou la gestion d’infrastructures réseau, mais avec des indicateurs de performance fermement intégrés et interconnectés avec la stratégie globale de l’entreprise.
Le « risque partagé » est une condition de base de ces modèles, les partenaires technologiques étant intégrés à l’entreprise et récompensés (ou non) en fonction de l’efficacité de la technologie à les mener vers la réussite.

5. Mobiliser les capacités : miser sur tous les atouts

Ce qui compte, ce n’est pas ce que vous faites, mais la façon dont vous le faites. C’est en cela que l’utilisation de la technologie peut constituer un réel avantage concurrentiel. L’enjeu est d'offrir une véritable mobilité aux salariés, en misant sur le phénomène de consommation de masse de la technologie pour leur permettre d'accéder à l’information dans de multiples formats, sur de multiples terminaux, en tout lieu et à la demande, et sur les outils de communication vidéo immersive, les terminaux mobiles et les réseaux sociaux pour améliorer le partage d'informations.
La gestion des terminaux mobiles et les systèmes de distribution de contenu joueront un rôle crucial dans l’entreprise à l’avenir. Ils transforment déjà l'Intranet en un espace de travail social sécurisé, étendu à l’ensemble des acteurs de l'écosystème pour leur conférer une plus grande liberté d'innovation et de collaboration, et favoriser l’émergence d’idées nouvelles. Tout ceci nous amène à reconsidérer ce que l’on pensait savoir de la pratique commerciale.
Il s’agit désormais de suivre et analyser le comportement des clients et d’injecter de la cohérence dans l'interaction avec eux, pour exprimer la valeur client. L’idée est de placer le client au centre de l’activité et de lui faciliter la vie, qu’il ait un accès instantané aux informations et aux ressources en ligne, et que les ressources internes soient mieux alignées sur les opportunités à saisir. Il s’agit aussi d’analyser le « Big Data » que chaque entreprise possède déjà, afin de pouvoir tirer des leçons rapidement et mettre en place de nouvelles solutions pour favoriser les améliorations.
Par l’approche du « client léger », qui veut que les applications soient stockées et livrées à partir du Cloud, le but est de « mobiliser » les applications, les rendre mobiles, de façon transparente et sécurisée, accessibles sur des terminaux portatifs plus intelligents que les postes de travail traditionnels. Il s’agit de favoriser l’agilité, de stimuler la productivité et de transformer les opportunités commerciales.
En considérant leurs investissements technologiques d’un regard neuf, les entreprises vont pouvoir révolutionner leur manière de faire des affaires. La technologie peut déjà avoir un impact positif radical sur les opérations commerciales. L’essentiel est de ne pas avoir peur de remettre en question l’existant.

6. Connaissances et innovation

La dernière pièce du puzzle concerne l’innovation et le savoir-faire. L’innovation peut s’avérer particulièrement payante, surtout si elle s’inscrit pleinement dans la stratégie commerciale et qu’elle la soutient.
L’enjeu est ici clairement d’exploiter les connaissances présentes au sein de l’entreprise et de créer un environnement où l’on encourage l’innovation pour aller de l’avant. On dit souvent que les hommes et les femmes sont les principaux atouts d’une entreprise; malheureusement, trop peu d’entreprises tirent pleinement parti de la propriété intellectuelle qu’elles ont à leur disposition.
Le Graal pour les entreprises serait d’établir une culture dans laquelle les employés ont le sentiment que leurs idées sont valorisées, leur opinion reconnue et qu’ils ont un rôle à jouer dans la réussite de l’entreprise.
Idéalement, c’est une culture d’entreprise collaborative qu’il faut encourager et, là encore, la technologie peut être un facteur déterminant du processus. Les outils de collaboration sociale, les solutions de communications unifiées, les outils de partage d’informations et les tableaux de bord interactifs ont tous un rôle à jouer dans la mise en place d’un dialogue efficace. Du dialogue naissent les idées, des idées viennent les solutions et des solutions surgissent de nouvelles approches qui permettront à l’entreprise d’avancer du point A au point B avec une équipe totalement impliquée, sans même devoir faire appel à des ressources externes. 
La technologie fait désormais partie intégrante du processus et du produit final.

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