Les 5 clés de la réussite d'un projet Product Information Management (PIM)

La gestion des informations relatives aux produits représente un véritable casse-tête surtout avec la multiplication des canaux de diffusion. Des données "éparpillées" : des sources multiples et des formats hétérogènes transforment la collecte des "données produits" en véritable chemin de croix.

Quelles sont les bonnes pratiques et les clés du succès pour mener à bien un projet PIM, au travers de leurs retours d'expérience respectifs.

S’appuyer sur des "sponsors internes"

Une nouvelle fois, les retours d'expérience « parlent » : un projet PIM ne peut pas être porté uniquement par la DSI. Les différents services (équipes produits, marketing, Internet...) doivent impérativement travailler de concert.
Il doit être porté par un acteur sponsor -comme un directeur général- qui soit en mesure de faire des arbitrages, et mener une conduite du changement : c'est un des facteurs clés du succès d'un tel projet.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

Tous les praticiens sont d'accord sur ce point : « Il ne faut pas voir trop grand tout de suite ».
De 4 mois à près de deux ans, les projets PIM peuvent être longs à déployer, et sont à l'image des sociétés : ils sont tous spécifiques.
La phase amont est sans nul doute la partie la plus chronophage, elle représente de 50 % à 80 % du temps d'un projet PIM. A ce titre, le dictionnaire des données est une étape à ne pas rater. La phase préparatoire d’expression des besoins est fondamentale.

Un projet PIM doit ainsi définir :
  • un dictionnaire de données (définition des attributs, règles de validation, classifications...);
  • les attentes des différents services et des différents canaux;
  • les enrichissements des données à apporter pour développer la valeur ajoutée. Certains enrichissements, tels que traductions dans différentes langues, pouvant même être délégués à des prestataires.
Il faut bien définir le rôle de chacun de la phase d’enrichissement, de validation à la diffusion.

Centraliser l’information et créer un référentiel unique

Un PIM peut gérer tous les types de données et les intégrer dans un référentiel commun, partagé par tous. Une fois la conception du projet validée, il faut ensuite connecter le PIM aux différentes sources possibles :
  • un ERP;
  • des bases fournisseurs aux formats les plus variés;
  • un DAM (pour la gestion des média, comme les photos des produits par exemple);
  • des bases verticalisées métiers;
  • de «simples» fichiers Excel.
Le gain de temps est alors substantiel. Un master produit est décliné sur tous les sites et dans tous les pays en une seule journée.

Gagner l'adhésion de tous

Pour s'assurer de l'adhésion du plus grand nombre, chaque partie prenante doit disposer dès le début d'une vue globale du projet, et identifier les avantages qu'elle pourra en tirer. Aujourd’hui, l'ensemble des utilisateurs considèrent le PIM comme la simplification de leur tâche. Enfin, et plus « simplement », obtenir l'adhésion de tous passe aussi une interface user-friendly de la solution PIM.

Ne pas galvauder cet outil multicanal

Le PIM a pour objectif de mutualiser l’enrichissement de données pour le développer sur plusieurs canaux. Une fois les données enrichies et centralisées, un PIM peut délivrer pour chaque canal les informations nécessaire au format attendu, et le niveau d'exigence des données (y compris pour les canaux offline : PLV, catalogues papier...).
Le PIM est un référentiel de données stables dans le temps : les données mouvantes comme les stocks ou les prix n'ont pas leur place dans un PIM.

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Cette chronique a été élaborée à l'occasion du 8ème Apérotech organisé par Oxalide, par Fabrice Toubiana de Tarkett, Claire Gourlier d'Euclyd, Thibault de Waiziere de Sergent Major, David Dujardin d'Actena et Frédéric de Gombert d’Akeneo,

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