Cybercriminalité : éclairage sur une économie en croissance

Le nombre d’objets connectés sera bientôt largement supérieur au nombre de personnes connectées : le cabinet Idate en dénombre près de 15 milliards. Ce nouveau monde hyper-connecté agit comme un véritable aimant sur les cybercriminels, ce qui se traduit par une explosion des outils de cybercriminalité et du vol de données.

Le nombre d’objets connectés sera bientôt largement supérieur au nombre de personnes connectées : l'Idate en dénombre près de 15 milliards. Toujours selon l’Idate, ce chiffre devrait atteindre environ 80 milliards d’ici à 2020. Chaque nouvelle connexion représente une opportunité supplémentaire d'activité économique en réseau et d'augmentation de la croissance. Malheureusement, cela décuple également le risque en matière de cybercriminalité. Ce nouveau monde hyper-connecté agit comme un véritable aimant sur les cybercriminels, ce qui se traduit par une explosion des outils de cybercriminalité et du vol de données.
Aujourd'hui, le potentiel de rentabilité du marché noir de la cybercriminalité est supérieur à celui du trafic de drogue international ! Mais, comparée au trafic de stupéfiants, la cybercriminalité est moins risquée, moins difficile d'accès et bénéficie d'une distribution internationale quasi garantie. Rien d'étonnant donc à ce que l'impact de la cybercriminalité sur la protection de l'information, la sécurité et les finances inquiète au plus haut point les entreprises, les administrations et les particuliers.

Casser la chaîne logistique de la cybercriminalité

La cybercriminalité s'insinue furtivement sur différents canaux couvrant plusieurs niveaux d'accès.
Ses activités sont multiples : du pillage pur et simple au détournement de données et comptes financiers et d'informations d'identification issues du commerce électronique et des réseaux sociaux, en passant par le vol de propriété intellectuelle et le déni de service. Si les services de police ont enregistré de belles prises, la publicité qui entoure souvent l'arrestation des pirates informatiques contribue davantage à mettre en lumière les opportunités offertes par le marché noir qu'à dissuader les cybercriminels.
Chaque récit sur les méthodes d'investigation des enquêteurs permet aux pirates de développer leurs compétences. Chaque reportage précisant la valeur en dollars du dernier vol de données à grande échelle inspire l'attaque suivante.
Avec une telle facilité d'accès, la prolifération des cybercriminels va bientôt outrepasser les moyens de protection des entreprises et des gouvernements. Pour endiguer efficacement la cybercriminalité, nous devons la rendre à la fois moins lucrative et plus difficile.

Leurrer ses ennemis pour se protéger

Les nouvelles menaces nécessitent une nouvelle approche. Pour se défendre activement contre les attaques système, les entreprises et organisations peuvent avoir recours à diverses solutions dont des techniques d’évasion et de leurre. Ces solutions changent le modèle économique de l’attaque.
Elles ralentissent l'attaquant en mettant en place des pièges/des leurres, sous la forme de points de détection, qui le neutralisent tout en recueillant des informations sur son profil pour le bloquer depuis le réseau. La technologie de leurre perturbe l'économie de la cybercriminalité en rendant les attaques plus complexes, donc plus longues et plus coûteuses. C'est la première étape vers un changement d'orientation du marché et, à terme, de la valeur économique d'une attaque.

L'avenir de la cybercriminalité

Bien évidemment, la technologie de leurre n'est qu'une arme parmi d'autres dans le combat contre la cybercriminalité. Des réseaux plus solides et mieux sécurisés constituent le premier moyen de dissuasion contre les tentatives d'attaque. Quelle que soit votre approche, une chose est sûre : la menace cybercriminelle ne cesse d'augmenter. Se préparer à une attaque de manière agressive et prendre rapidement des mesures dès qu'un intrus est détecté seront déterminant pour la survie des entreprises et organisations.

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