Nokia : 10 000 postes supplémentaires supprimés

Le plan de restructuration du constructeur finlandais se porte à 40 000 suppressions de postes au total. Pour mener ce plan, des charges de plus de 1 milliard d'euros supplémentaires sont prévues d'ici fin 2013.

Nokia a annoncé la suppression de 10 000 emplois supplémentaires. Ce qui porte à 40 000 (c'est-à-dire 30% des effectifs), le nombre de postes concernés par le plan de restructuration amorcé par Stephen Elop depuis son arrivée comme directeur général en septembre 2010. L'unique usine finlandaise de la firme sera fermée. Pour financer l'opération, le groupe prévoit des charges de restructuration de 1 milliard d'euros d'ici fin 2013. Dans ce contexte, les résultats sont revus à la baisse pour le deuxième trimestre.

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Marko Ahtisaari est vice-président senior Design de Nokia. © Nokia

Le constructeur finlandais fondait beaucoup de l'accord signé avec Microsoft début 2011, et visant à faire de Windows Mobile le principal OS de ses terminaux mobiles. Mais au premier trimestre, les ventes du Lumia (800 et 710), son smartphone sous Windows Mobile, s'élève 2 millions d'appareils.

Un piètre résultat que Nokia explique par une concurrence accrue sur certains marchés, notamment en Asie, mais aussi une réduction des marges. D'où une baisse globale des ventes de 30% au premier trimestre, comparé à l'année précédente (à 7,3 milliards d'euros). Quant aux pertes, elles atteignent 929 millions d'euros sur la même période.

Pour se redresser, Nokia a lancé plusieurs chantiers. D'abord, le groupe travaille sur un projet de tablette sous Windows 8. Ensuite, il continue d'investir en R&D, notamment dans l'optique de lancer un nouveau smartphone haut de gamme. Un modèle que Marko Ahtisaari, vice-président senior Design de Nokia, qualifie de "révolutionnaire" dans un entretien au magazine finlandais Kavppalehti Optio. "Il ne sera pas nécessaire de le regarder ou le toucher pour l'utiliser", a-t-il notamment indiqué.

Dernière piste retenue par Nokia : proposer des smartphones d'entrée de gamme. En ligne de mire, le groupe prévoit d'ajouter trois smartphones Symbian à son catalogue d'ici la fin de l'année (les Asha 305, Asha 306 et Asha 311), de 70 à 95 euros HT. Avec à la clé toutes les principales fonctions attendues du grand public (prise en charge GPRS, Edge, appareil photo...), et le Wi-fi pour le modèle le plus avancé. L'objectif est ainsi se ratisser le plus largement possible.

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