Christophe Verdenne (Colt) "L'Ethernet s'impose comme le mode de connexion préféré des entreprises"

Fort d'une spécialisation et d'une expérience sur le marché européen, Colt suit ses clients outre-Atlantique et en Europe de l'est. Son offre Ethernet franchit ainsi de nouvelles frontières.

Vous avez commencé votre activité avec des clients dans le monde de la banque et de la finance, avant de toucher d'autres secteurs. Quelle est la spécificité du secteur bancaire ?

Nous avons commencé nos activités en 1992, avec la vague de déréglementation du marché des télécoms en Europe. Nous avons établi notre première plate-forme à Londres, assez naturellement avec des clients de la City, puis nous avons développé notre activité en Allemagne et en France.

Aujourd'hui, le secteur de la finance reste une part importante de notre activité, mais n'est plus majoritaire. Cependant, cela reste un secteur de pointe, très exigeant, qui nous permet de tester la pertinence des nouvelles offres.

Des services comme ceux de Proximity hosting on un impact business très direct sur le travail des traders. Il s'agit de gagner des millisecondes de temps de réponse au niveau du réseau. Comme les banques ont des serveurs équipés de modèles financiers, la différence entre elles se joue souvent au niveau de la rapidité réseau pour passer les ordres.

"Certains DSI doivent faire face à des environnements applicatifs très hétérogènes, du fait d'acquisitions ou d'intégration d'applications anciennes"

Nous proposons également depuis les années 2000 à ces clients des MAN (ndlr. Metropolitan Area Network), avec l'idée que le WAN est l'extension du LAN, sans couture et de façon transparente.

Ces techniques s'imposent véritablement aujourd'hui dans des domaines autres que ceux de la banque et de la finance, et l'Ethernet s'impose comme le mode de connexion préféré des entreprises pour leur réseau. C'est pourquoi nous avons étendu notre offre à d'autres acteurs, des secteurs des médias par exemple.

Pourquoi passer par la technologie Ethernet aujourd'hui ?

L'idée, c'est que des DSI qui doivent faire face à des environnements applicatifs très hétérogènes, du fait d'acquisitions, ou d'intégration à leur périmètre d'applications anciennes, et souvent patchées, puissent optimiser la disponibilité des ces applications via le réseau étendu, sans avoir à redévelopper des applications qui ne correspondent plus aux exigences des équipes métiers, réparties de par le monde.

Cela coûte beaucoup moins cher que de développer des applications neuves, avec le risque de perdre l'historique et de nuire à l'opérationnel en cas d'intégration difficile.

En terme de comportement, on trouve des entreprises qui ont des applications qui ont 10 ans, qui sont peu documentées, mais qui préfèrent les maintenir, et la technologie Ethernet nous permet de leur proposer des solutions.

Vous lancez l'offre Ethernet aux Etats-Unis et en Europe de l'est. Sur quel modèle ?

Nous suivons nos clients qui ouvrent leurs activités là bas. Quatre routes transatlantiques, vers New York, Chicago, Boston et enfin Newark dans le New Jersey. Cette denière route permet d'aller en Europe sans passer par New York, ce qui est très apprécié par les banques.

Pour ce qui est de l'Europe de l'est, l'offre sera disponible courant 2009. Là aussi, nous suivons nos clients, qui sont des banques qui ont racheté des réseaux bancaires là bas, ou bien des entreprises occidentales qui ont délocalisé leur back office dans cette zone.

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