EDF piraté : la justice saisit les serveurs du Parti Pirate allemand

Dans le cadre d'une enquête française sur une intrusion dans le système d'information d'EDF, la police a saisi des serveurs du parti politique allemand. Ce dernier dit vouloir coopérer, mais conteste les modalités de la saisie.

La police allemande a saisi plusieurs serveurs appartenant au Parti Pirate allemand. Ce sont les autorités françaises qui en ont fait la demande dans le cadre d'une enquête sur une intrusion dont a été victime EDF le mois dernier. C'est une clé SSH publiée sur PiratenPad, un service collaboratif à mi chemin entre Pastebin et Google Docs, et hébergé par le Parti Pirate, qui aurait permis l'intrusion. La piste des Anonymous est évoquée.

L'enquête judiciaire ne vise pas le Parti Pirate, qui a fait connaître son intention de pleinement collaborer tout en fustigeant les modalités de la saisie. "Aucune raison n'a été donnée pour mettre hors-ligne l'ensemble des serveurs du Parti Pirate allemand, un seul des serveurs virtuels étant visé par l'enquête. La coupure de tous les serveurs est une intrusion massive dans l'infrastructure de communication du sixième plus important parti politique d'Allemagne", explique le parti pour qui il s'agit là "d'une atteinte disproportionnée aux libertés d'expression et de communication".

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