L'informatique hospitalière à l'heure du pragmatisme Portrait d'un système d'information hospitalier

dominique bayle, dsi du groupe hospitalier paris saint joseph.
Dominique Bayle, DSI du groupe hospitalier Paris Saint Joseph. © Paris Saint Joseph

L'informatique du groupe hospitalier Paris Saint Joseph se compose de 1 400 postes de travail et de 120 serveurs, de production, de pré-production et de test. Seuls les serveurs des deux dernières catégories font appel à la virtualisation sous VMware.

Cette informatique a été externalisée en 2007, au terme d'un projet de déménagement de l'infrastructure des trois sites vers un datacenter unique situé à Nanterre et relié au groupe hospitalier par le biais de deux fibres optiques distinctes. Seule l'informatique PRA des fonctions essentielles est conservée en interne.

En ce qui concerne les postes de travail, le choix a été fait en 2007 de migrer progressivement vers des clients légers sous Linux SuSe (et peut-être prochainement sous Debian), principalement pour des questions de maintenance et de sécurité. 400 nouveaux clients légers ont d'ailleurs été déployés cette année. Au niveau bureautique, les utilisateurs dispose de la suite Open Source, Open Office.

"Le choix de l'Open Source est l'opportunité d'économiser sur le coût des licences pour investir à la place dans l'ergonomie et la conduite du changement. Grâce à ces outils très communicants, l'approche SOA apparaît réellement possible", apprécie Dominique Bayle. La bureautique n'est en effet pas le seul logiciel libre déployé par le groupe hospitalier.

Le portail Web est ainsi bâti sur le CMS Joomla. La business intelligence repose également sur des logiciels libres, à savoir pour l'ETL, CloverETL, Jasper pour les rapports, Mondrian et JPivot pour le cube de données, la base de données PostgreSQL et enfin l'application de GED Alfresco. Le décisionnel, nécessaire pour évoluer vers un système de facturation à l'acte, a constitué l'un des principaux chantiers menés par la direction informatique.

"L'Open Source est l'opportunité d'économiser sur le coût des licences pour investir dans la conduite du changement"

La sécurité était un autre de ces chantiers d'importance. Pour répondre à ces questions, le groupe hospitalier Paris Saint Joseph s'est même doté d'une fonction de RSSI, un poste occupé depuis 2007 à plein temps et non plus partagé au sein de la DSI.

La première étape a été de sensibiliser les utilisateurs à l'usage de l'informatique : Internet, disque dur, licence d'utilisation des logiciels, etc. Une charte informatique a également été rédigée en collaboration avec les instances représentatives du personnel. Mais la mission du RSSI est également de veiller à la protection des données patient, un patrimoine sensible.

D'autres chantiers mobilisent déjà la DSI, dont celui de l'intranet qui doit à terme aboutir sur la possibilité de diffuser la bonne information, au bon endroit et au bon moment. Vient ensuite le dossier patient, qui s'apparente au chaotique dossier médical personnel (DMP) dont la finalité est ici de rendre disponible pour les professionnels de santé, les données relatives aux patients.

Enfin en 2009, le groupe hospitalier Paris Saint Joseph devra être prêt pour la facturation en temps réel, qui sera déclinée dans l'intranet, celui-ci devenant un terminal de convergence accessible via un client léger.

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