Le GEA de Smalk AI avec iProspect a généré 27% de mentions incrémentales à Midas sur l'IA search
La generative engine advertising (GEA) activée en renfort à la generative engine optimization (GEO) semble porter des fruits : les résultats d’une première campagne de tests menée par iProspect (Dentsu) avec la start-up française Smalk AI pour Midas sont prometteurs : +27% de mentions à la marque sur un mois de campagne.
Le principe est simple : enrichir les pages consultées par les IA search avec du contenu de marque, afin que cette dernière soit davantage citée dans les réponses fournies aux utilisateurs. "Nous faisons du Teads et du Taboola pour les agents IA : nous sommes capables de positionner des contenus publicitaires qui sont vus, lus et interprétés par ces derniers. De quoi influencer l’agent dans la réponse organique qu’il formulera à une requête d’un utilisateur", explique Kristofer Moisan, CEO de Smalk AI et un de ses trois cofondateurs.
L’orchestration se fait à quatre mains avec l’agence média pour identifier les url les plus couramment citées en réponse aux prompts, c’est-à-dire aux questions des utilisateurs sur lesquelles on souhaite positionner l’annonceur en priorité. Dans le cadre du test réalisé cet hiver pour Midas, pour une question du type "Comment savoir si mon garagiste est honnête", LLM Insight, l’outil propriétaire de mesure de visibilité dans les IA génératives développé par iProspect, a répertorié toutes les url consultées par les crawlers pour se nourrir en vue de formuler leur réponse, dont un article publié chez Auto Plus en avril 2022 intitulé "Trois astuces pour reconnaître un garagiste honnête". Dans cet exemple, durant la campagne, Smalk AI a intégré au sein de cette url une pub textuelle de type "in-article" sur "Pourquoi Midas rassure dans votre recherche d’un centre honnête", soit un "contenu sponsorisé que Smalk AI a produit et généré pour la marque et qui a la spécificité d’être vu, lu et interprété par l’IA", précise Kristofer Moisan.
Pour ce faire, l’adtech a préalablement contacté l’éditeur concerné, en l’occurrence Reworld Media, pour se connecter à son ad server afin de servir la pub. Dans le cadre de cette campagne test, d’autres publishers ont été mobilisés, tels que TF1 News et Dailymotion, et même des blogueurs. Ce qui montre aussi le caractère sur mesure du dispositif, chaque campagne et chaque prompt donnant lieu à des collaborations avec différents éditeurs. "On se connecte à la demande, à l’opportunité, en fonction de ce dont se nourrit l’IA", explique Kristofer Moisan. "C’est tout l’intérêt de notre démarche : ces pages sont aujourd’hui utilisées par les IA sans aucune contrepartie pour les éditeurs, entre 15% et 20% du trafic n’est plus monétisé. Nous entrons dans l’équation pour permettre de leur dégager un revenu", insiste-t-il. Les éditeurs équipés de Smalk AI peuvent également mettre en place des deals avec les annonceurs directement via leurs propres régies publicitaires.
L’annonceur paye uniquement pour les mentions incrémentales, obtenues grâce aux insertions en GEA. La campagne est facturée au total de mentions incrémentales générées. Chaque éditeur fixe son prix à la page, Smalk AI prélevant 30% de commission. C’est l’outil d’IA analytics de Smalk AI qui, une fois connecté à l’ad server de l’éditeur, permet d’identifier dans les logs la visite des agents IA. Les données d’attribution, contrôlées par les outils GEO des agences partenaires, débouchent sur deux KPI principaux : la mention lift, l’incrément de mentions apporté par la campagne GEA, et la position lift, qui indique si la marque est mieux positionnée qu’auparavant dans la réponse.
La campagne test avec Midas a duré 30 jours sur ChatGPT en priorité et a abouti à une croissance de 27% des mentions faites à la marque. "Une fois que la campagne a été arrêtée, les mentions sont retombées à zéro", précise le dirigeant. A date, une quinzaine de campagnes tests sont en déploiement par Smalk AI avec des grands groupes d’agences médias en France et aux Etats-Unis. Les retours obtenus jusqu’à présent sur cinq autres campagnes confirment un taux de mention lift autour des 30%.
L’offre GEA de Smalk AI a été mise sur le marché en novembre dernier. Incubée chez Microsoft, la start-up est désormais basée et accompagnée chez Station F. Smalk AI a levé 700 000 euros en pré-seed en début d’année.