Alors que les données sur l'emploi américain se font attendre, les marchés mondiaux montrent des signes d'incertitude. Les indicateurs économiques du secteur des services aux États-Unis ajoutent à la prudence des acteurs financiers.
Les marchés boursiers européens et américains ont connu une baisse généralisée alors que les investisseurs attendent la publication des chiffres clés de l'emploi aux États-Unis. Ce rapport, attendu pour ce vendredi, pourrait avoir un impact significatif sur les futures décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed) concernant les taux d'intérêt. En Europe, le CAC 40 a ouvert la séance en légère baisse de 0,11%, poursuivant son repli de la veille. Pendant ce temps, les marchés asiatiques, bien que moins affectés, affichent une progression modeste, témoignant d'une certaine prudence avant la publication des données économiques.
Baisse des indices européens et américains
Jeudi, les principales Bourses européennes ont clôturé en baisse, affectées par des incertitudes économiques croissantes. Le CAC 40 à Paris a reculé de 0,35%, atteignant 7 404 points, tandis que le DAX à Francfort a perdu 0,54%.
Ce vendredi matin, l'indice parisien poursuit son repli en se positionnant à 7 424 points à l'ouverture. Les marchés européens semblent anticiper avec anxiété les chiffres de l'emploi américain, qui devraient être publiés ce vendredi. Ces données pourraient orienter les décisions de la Fed lors de sa prochaine réunion les 17 et 18 septembre.
Aux États-Unis, Wall Street a également montré des signes de faiblesse. Le Dow Jones a terminé la séance en baisse de 0,54% à 40 755 points. Le S&P 500, plus large, a reculé de 0,30% à 5 503 points, tandis que le Nasdaq Composite a légèrement progressé de 0,25% à 17 127 points. Les fluctuations sur ces marchés s'expliquent en partie par les attentes liées aux chiffres de l'emploi, mais aussi par une activité soutenue dans le secteur des services, l'indice ISM des services aux États-Unis ayant enregistré une légère hausse en août, à 51,5, contre 51,4 en juillet.
L'enquête mensuelle du cabinet ADP publiée mercredi et citée par Le Figaro, a révélé que le secteur privé américain avait créé 99 000 emplois en août, soit un chiffre inférieur aux attentes et le plus bas depuis trois ans et demi. Ces données s'ajoutent aux préoccupations sur la vigueur du marché du travail, d'autant plus que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont légèrement diminué à 227 000, suggérant que l'économie américaine reste dans une situation fragile.
L'Asie adopte une attitude plus réservée
Les marchés asiatiques ont montré une réaction plus modérée face à ces incertitudes. Le Nikkei 225 au Japon a clôturé avec une légère hausse de 0,15%, tandis que la Bourse de Hong Kong a fini proche de l'équilibre. Ces marchés reflètent une approche plus prudente, les investisseurs asiatiques attendant également les chiffres de l'emploi aux États-Unis pour évaluer l'impact potentiel sur l'économie mondiale et les décisions à venir des banques centrales.
Cette retenue pourrait également s'expliquer par les données économiques récentes en Asie, notamment en Chine, où l'économie montre des signes de ralentissement malgré des efforts pour stimuler la croissance. Cependant, les marchés asiatiques restent globalement stables, avec peu de fluctuations majeures en attendant plus de clarté sur la situation économique mondiale.
Enjeux pour les marchés mondiaux
La publication des chiffres de l'emploi aux États-Unis, attendue pour ce vendredi après-midi, devrait fournir une indication cruciale sur la santé du marché du travail. Selon Les Echos, les analystes s'attendent à la création de 165 000 emplois en août, après un chiffre de 114 000 en juillet. Le taux de chômage devrait légèrement baisser à 4,2%, tandis que le salaire horaire moyen est prévu en hausse de 3,7% sur un an.
Ces chiffres sont particulièrement surveillés par la Réserve fédérale, qui pourrait ajuster sa politique monétaire en fonction de la robustesse du marché du travail. Un ralentissement marqué des créations d'emplois pourrait renforcer les anticipations d'une baisse des taux d'intérêt lors de la prochaine réunion de la Fed, tandis qu'une hausse des embauches pourrait retarder cette éventualité.