Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait se réunir la semaine prochaine pour discuter de l'intelligence artificielle lors de l'Assemblée générale

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait se réunir la semaine prochaine pour discuter de l'intelligence artificielle lors de l'Assemblée générale L'intelligence artificielle s'impose comme priorité à l'ONU, portée par la France, alors que les divergences internationales sur sa régulation persistent.

Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à l'intelligence artificielle devrait se tenir la semaine prochaine à l'occasion de l'Assemblée générale. Cette initiative, portée par la France qui assure la présidence mensuelle du Conseil de sécurité en septembre, intervient alors que l'inquiétude grandit sur les risques posés par les systèmes d'intelligence artificielle les plus avancés.

Selon une source diplomatique française, l’IA sera "très haut dans l’agenda" de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine prochaine. La même source précise : "Il devrait y avoir une réunion du conseil de sécurité consacrée à l’IA et la sécurité". La France souligne la nécessité de discuter de "la menace existentielle que l’IA pourrait constituer pour l’humanité", notant que plusieurs PDG d’entreprises de technologies d’IA ont eux-mêmes exprimé des inquiétudes.

Des divergences internationales sur la régulation

Donald Trump a fustigé lundi une "conspiration malsaine" contre l’intelligence artificielle, rejetant les appels à plus de régulations pour cette technologie. Il a aussi qualifié de "canular" l’affirmation selon laquelle l’IA pourrait détruire l’humanité.

Fin août, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot avait, lui, appelé à instaurer une "discipline de l’IA" fondée notamment sur l’évaluation des modèles avant leur déploiement, leur surveillance après mise en service et le partage d’informations entre Etats après des incidents graves survenus pendant l’été. "L’intelligence artificielle doit elle aussi avoir à rendre des comptes", avait-il estimé, précisant qu’il ne s’agissait pas de "brider l’innovation", de "freiner le progrès" ou de "retarder sa diffusion dans nos économies et dans nos sociétés" mais d’en "conjurer les périls les plus graves".

Outre l’IA, l’Assemblée générale de l’ONU sera l’occasion d’évoquer la situation au Liban, à Gaza et en Ukraine. La France utilisera à la fois sa présidence du G7 et sa présidence du Conseil de sécurité en septembre pour défendre le multilatéralisme alors que les institutions internationales sont de plus en plus sous pression. "Nous croyons à la force d’un système international fondé sur le droit plutôt que sur la loi du plus fort", a-t-elle fait valoir.