Europe et vie privée : Facebook dénonce la prolifération des enquêtes qui le visent

Les enquêtes menées par les régulateurs nationaux sont contraires à l'esprit originel de l'Europe et menacent l'unicité de l'offre de Facebook, estime le géant.

Facebook est agacé par les nombreuses enquêtes dont il fait l'objet au sein de plusieurs pays européens concernant sa gestion de la vie privée et il le fait savoir dans une tribune publiée au sein du Financial Times. C'est son vice-président des politiques publiques pour la zone EMEA, Richard Allan, qui prend la parole pour dénoncer la multiplication des initiatives menées par les régulateurs locaux. Une posture contraire à l'esprit originel de l'Europe comme le rappelle Richard Allan. "Comme le Web en 1989, l'Europe a été fondée selon un principe puissant : faire tomber les barrières qui éloignent les gens et rendre la vie meilleure. 

C'est sans doute le rapport commandé par la commission belge, concluant que Facebook violait nombre de règles en matière de protection et gestion de la vie privée, qui a mis le feu aux poudres. Ce rapport dénonçait ainsi les pratiques du géant en matière de traitement des données qu'il s'agisse de manque de transparence dans les conditions d'utilisation ou de violation pure et simple des règles en vigueur en matière d'opt-out. Des critiques que Facebook a dénoncées sur le fond... avant de s''attaquer aujourd'hui à la forme. "Nous avons toujours joué le jeu et aujourd'hui, on nous dit qu'il faut tout recommencer, dans tous les pays. Ce n'est pas correct et ce n'est pas un bon modèle de régulation", regrette ainsi Richard Allan dans des propos rapporté par les Echos. Facebook fait en effet l'objet d'enquêtes sur sa politique de gestion de la vie privée en Belgique donc mais aussi en France, en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.

Facebook exhorte donc les Etats membres à oublier leurs réflexes nationaux et pousser en faveur d'une véritable politique européenne en matière de régulation. Dans le cas contraire, "c'est le développement de toutes les sociétés en Europe qui pourrait être remis en cause ", n'hésite pas à dire Richard Allan. Difficile en effet, explique-t-il, de satisfaire aux exigences de chacun des 28 pays européens sans que cela ne génère d'importants sur-coûts ou que cela ne dégrade son service. "Notre but est d'offrir le même service à tous, conclut Richard Allan. Mais il faut savoir que développer un design différent pour une même fonctionnalité, cela a un coût."




 

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