La théorie de la longue traîne une nouvelle fois contestée

 

Après avoir été contredite par une première étude fin 2008, la théorie de Chris Anderson est de nouveau remise en cause par une nouvelle étude sur les plates-formes peer-to-peer.

La théorie de la longue traîne semble avoir de nouveau du plomb dans l'aile. Appliquée au peer-to-peer, cette théorie, selon laquelle la sommes vente des produits de fonds de catalogue, bien que plus rares, dépasse celle des produits les plus vendus, ne se vérifie pas. C'est en tout cas ce qu'affirme une étude réalisée par le cabinet BigChampagne Media Measurement et la Sacem britannique, PRS for Music.

Concrètement, le fait de disposer d'un plus grand catalogue sur une plate-forme P2P ne favorise pas le téléchargement d'artistes "de niche". Les artistes les plus téléchargés par les voies illégales, sont les mêmes que ceux sur les plates-formes légales. "La popularité de titres sur BitTorrent ou Limewire est très fortement corrélée aux ventes de disques".

Interrogé par "Wired" (dont il est par ailleurs le rédacteur en chef), l'auteur du concept de la longue traîne, Chris Anderson estime que sa théorie s'applique mieux à certaines industries ou technologies que d'autres. "Si un fichier est partagé par peu de gens sur un réseau peer-to-peer, il devient plus difficile à trouver", indique-t-il. Ce qui favorise donc les fichiers les plus recherchés, et donc les plus populaires.

En novembre 2008, PRS for Music avait déjà remis en question la théorie de la longue traîne en la comparant au marché de la vente de musique en ligne (lire l'article Une étude contredit la théorie de la longue traîne, du 24/12/2008). Cette étude, basée sur les chiffres de vente d'une plate-forme de musique en ligne, indiquait que les ventes de musique en ligne reposent en fait sur quelques best-sellers. Elle affirmait que seuls 173 000 albums avaient été achetés sur 1,23 million d'albums disponibles en ligne. 85 % des albums n'avaient donc pas été vendus en ligne pendant une année.

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