NKM veut aller au-delà de la loi Création et Internet


Alors que les débats sur le projet de loi Création et Internet reprennent ce lundi après-midi à l'Assemblée, Nathalie Kosciusko-Morizet juge ce texte incomplet.

Officiellement, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas son mot à dire sur le projet de loi Création et Internet (dit Hadopi) Le texte, qui prévoit des sanctions graduées contre les internautes coupables de téléchargement illégal, est porté uniquement par le ministère de la Culture. Mais cela n'empêche pas la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique de le critiquer à demi-mot, à la veille de la réouverture des débats parlementaires, lundi 30 mars à 16h.

Dans une interview au "Journal du Dimanche", elle reconnaît au texte "une grande vertu", celui de porter "une pédagogie sur ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas". Mais NKM ajoute immédiatement que "la question des modèles économiques" n'est pas suffisamment abordée. 

Elle entend donc reprendre la main, une fois la loi votée, pour développer les sites proposant de la musique légalement. "L'après Hadopi, c'est de faire connaître toutes ces offres et de mieux informer le public de toutes ces possibilités", indique la secrétaire d'Etat. Selon elle, ces offres ont "encore de grandes marges de progrès", notamment en matière de téléchargement de chansons à l'unité. "On en est encore à la préhistoire", déclare Nathalie Kosciusko-Morizet, qui entend réunir les acteurs d'Internet dans un conseil national du numérique.

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