Alan lève 40 millions d'euros pour embaucher en masse

Alan lève 40 millions d'euros pour embaucher en masse L'assurtech française, qui a déjà levé 23 millions d'euros en avril 2018, compte passer de 65 à 175 salariés d'ici fin 2019. Elle vise 100 000 assurés et 100 millions d'euros de revenus fin 2020.

Seulement dix mois se sont écoulés depuis sa dernière levée de fonds de 23 millions d'euros et l'assurance santé en ligne Alan remet déjà le couvert. Cette fois-ci avec un tour de table de 40 millions d'euros auprès d'Index Ventures et DST Partners, un record pour une assurtech française. Au total, la start-up a récolté 75 millions d'euros en trois ans d'existence. "Nous n'avions pas brûlé tout notre cash mais nous avons la chance d'être sollicités par beaucoup d'investisseurs français et étrangers. Cela nous permet d'être très sereins pour continuer à croître", se réjouit Jean-Charles Samuelian, CEO de la start-up.

Ce nouveau financement permettra à Alan de recruter en masse. L'assurtech prévoit de passer de 65 à 175 salariés dès cette année. Elle recherche aussi bien des profils techniques (développeurs, data scientists…) que des commerciaux. "Nous recherchons des talents internationaux qui ont de l'expérience dans des entreprises à très forte croissance", précise le fondateur. Pour accueillir ces nouvelles recrues, Alan déménagera en mai prochain, toujours à Paris.

Les fonds serviront aussi à investir dans le produit et notamment l'expérience client. Par exemple, obtenir un devis en quelques secondes, accélérer les remboursements, simuler un remboursement avant de prendre une décision… Alan compte aussi sortir de nouvelles fonctionnalités et produits mais n'en dit pas plus pour le moment. En 2018, l'assurtech a lancé une carte interactive qui permet aux assurés de trouver un médecin à proximité et ses tarifs. Elle s'est aussi associé avec Livi, une start-up suédoise qui propose de la télémédecine via smartphone et avec le Français Petit Bambou, éditeur d'une application de méditation.

100 000 clients d'ici deux ans

Les 40 millions d'euros permettront enfin de soutenir sa croissance. Elle est passée de 5 000 personnes protégées à 27 000 en un an et vise les 100 000 d'ici deux ans. Aujourd'hui, elle compte plus de 2 200 entreprises clientes de moins de 500 salariés. Environ 12,5% de ces entreprises sont de taille intermédiaires (200-400 salariés). Quelques noms connus : My Little Paris, Ledger, Netatmo ou encore Le Slip Français. Mais l'assurtech peine à faire grossir son portefeuille d'entreprises de 300 à 400 salariés. "Cela nous prend plus de temps que prévu de les signer car nous n'avons pas encore une grosse équipe commerciale. D'où la levée de fonds", justifie Jean-Charles Samuelian. A noter également que 30% des entreprises clientes ont opté pour l'offre haut de gamme Alan Blue (70 euros par mois par personne au lieu de 50 euros pour le tarif normal).

30% des entreprises clientes ont opté pour l'offre haut de gamme Alan Blue

Alan assure que ses coûts d'acquisition sont "faibles" sans préciser de fourchette. Par comparaison, un assureur traditionnel a un coût d'acquisition d'une centaine d'euros. "Nous dépensons très peu dans le marketing online et nous avons dépensé moins de 200 000 euros pour notre campagne dans le métro parisien l'année dernière", assure Jean-Charles Samuelian. En plus du bouche-à-oreille, la start-up a noué des partenariats avec la plateforme de freelances Malt et la néobanque pour PME et indépendants Qonto. "Nous allons tester de nouveaux leviers marketing cette année", glisse le dirigeant, sans en dire davantage. 

Côté revenus, Alan est passé de 3,5 millions d'euros de chiffres d'affaires récurrent (CA du mois de janvier multiplié par 12) en 2017, à 23 millions d'euros en 2018. L'objectif de 100 millions d'euros de revenus en 2020 ne change pas. Une fois ce cap symbolique atteint, Alan envisage de se lancer à l'international. "On commence à regarder, mais rien n'est arrêté", indique le fondateur. "C'est compliqué car les systèmes de santé ne sont pas les mêmes partout en Europe." Alan a tout de même un gros avantage : son agrément d'assureur obtenu en 2016 et valable dans toute l'Europe. 

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