Subprimes : UBS tourne la page Credit Suisse avec un chèque de 300 millions
UBS met un terme à une procédure ouverte il y a plus de quinze ans aux États-Unis. Le groupe bancaire suisse, qui a repris Credit Suisse en 2023, a annoncé début août le règlement d'un contentieux hérité de son ancien concurrent. Montant versé : 300 millions de dollars.
Une dette contractuelle issue d'un ancien accord
Le litige remonte à un accord signé en 2017 par Credit Suisse avec le département de la Justice américain. En cause : la vente de produits financiers adossés à des prêts immobiliers à haut risque avant la crise de 2008. La banque s'était alors engagée à verser 5,3 milliards de dollars, dont 2,48 milliards d'amende et 2,8 milliards en dédommagements à ses clients.
La somme annoncée par UBS correspond à la part encore due de ce plan d'indemnisation. L'institution précise que cette charge sera inscrite comme gain dans sa division "Non-Core and Legacy" lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre.
Un porte-parole du groupe a indiqué, cité par Reuters, que cette opération "résout de manière définitive les obligations restantes de Credit Suisse dans le cadre du règlement de 2017 avec le DoJ".
Depuis la reprise de Credit Suisse, UBS assume l'ensemble de ses engagements juridiques passés. Le contentieux lié aux subprimes était l'un des derniers dossiers encore en cours aux États-Unis.
D'autres litiges déjà réglés par UBS
Ce règlement s'inscrit dans une série plus large de dossiers traités depuis la fusion. En mai 2025, UBS avait déjà versé 511 millions de dollars pour clore une procédure fiscale aux États-Unis concernant des faits imputables à Credit Suisse entre 2001 et 2012. Il s'agissait alors d'une affaire d'assistance à la dissimulation de comptes non déclarés.
Selon Les Échos, UBS a précisé que le versement de 300 millions "n'aura pas d'impact significatif sur ses résultats consolidés".
Pour Michael J. Hurst, directeur adjoint de la division civile du DoJ, "ce règlement représente une étape importante pour garantir que les institutions financières soient tenues responsables de leur comportement passé", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Le Figaro.
Le Monde souligne que cette opération permet de mettre fin à "l'un des derniers grands contentieux liés à la vente de produits financiers complexes" aux États-Unis, dans le sillage de la crise de 2007-2008.